Il y a dix ans, on jouait déjà aux jeux vidéo (si si, je vous jure). Cela ne semble pas loin, pourtant, tellement de choses ont changé. Red Faction Guerilla a pris un peu la poussière, et ce n'est pas fini.

Cela faisait longtemps


Red Faction Guerrilla est le troisième épisode de la franchise. Il est sorti en 2009. Le voir repointer le bout de ses pixels 10 ans plus tard est assez étonnant.

Dix ans, c'est long, et cette remasterisation plutôt feignante prouve qu'en dix ans, il s'en est passé des choses dans le monde du jeu vidéo.


Re-mars-sterisé, le jeu de mot ne suffit pas


Si le jeu de mot est plutôt marrant, une fois la manette en main, on se rend compte que cette remise au goût du jour fait le strict minimum, voir même un peu moins.

Techniquement, c'est bien moche, en tout cas sur Switch. C'est flou, pas précis, et plein de brouillard.

A cela s'ajoute une direction artistique déjà très moyenne à l'époque et qui accuse salement le coup dix ans plus tard.

La conduite est compliquée.
La conduite est compliquée.

Une maniabilité d'époque


C'est lorsque l'on prend en main le jeu que l'on sent vraiment le poids des années.

En effet, la remasterisation n'est que technique. Tout le reste est parfaitement identique. Du coup, la maniabilité garde les poncifs des années 2010... Et on se rend compte que ce n'était pas la façon dont on joue aujourd'hui.

Cliquer sur le stick pour zoomer (alors qu'une gâchette est tellement plus pratique), un système de visée vétuste et pas précis pour un sous, une conduite de véhicules qui part régulièrement en live (mais bon, après tout, on est sur Mars, non ?)... Cela devient vite gonflant.

Du rouge, du rouge partout. Et un peu de marron aussi.
Du rouge, du rouge partout. Et un peu de marron aussi.

En bref, ce n'est pas intuitif et hasardeux au possible.

Tout péter... mais toujours de la même façon


La particularité de la série Red Faction, c'est la possibilité de tout détruire. Red Faction Guerilla vous met dans la peau d'un démolisseur du nom de Mason. Il va rapidement rejoindre la rébellion pour se lever contre le pouvoir en place.

Et vous voilà parti pour foutre un beau bordel sur Mars. En remplissant des missions, vous faites monter le moral de la guérilla et faites baisser l'influence du pouvoir en place. Le but est de libérer chacune des aires de jeu, le tout se passant exclusivement sur Mars.

Tout peut être détruit. Absolument tout !
Tout peut être détruit. Absolument tout !

Le soucis, c'est que les missions se ressemblent toutes, et ce n'est pas le scénario qui va nous tenir en haleine.

Pourtant, on enchaîne les missions, parce que tout faire péter, avec des bombes voir même avec votre bonne vieille grosse masse, a quelque chose de grisant. Parce qu'on peut tout faire péter dans le jeu : chaque bâtiment peut être bousillé totalement.

Sauf qu'au bout d'un certain temps, la redondance des missions et le manque flagrant de variété entre les différentes zones de la carte (en gros on a du rouge vif, du rouge pâle, du rouge moyen, histoire d'identifier où l'on se trouve) auront certainement raison de votre motivation.



Bof

Red Faction Guerrilla Re-mars-terred

Red Faction Guerrilla Re-mars-terred nous montre que le jeu vidéo évolue. Non, sans blague ? Oui, et une remasterisation, ce n'est pas uniquement de la technique. Des textures plus fines c'est bien, mais une maniabilité remise au goût du jour, c'est tout aussi important. Voir plus.

La note : 2/6 (Bof)