Un portage moyen d'un jeu moyen, mais enfin traduit en français.

Une adaptation de la 16 bits de Nintendo


En 2019, Wayforward sortait River City Girls, un jeu dans la série des Kunio Kun, ces beat'em all que l'on connait sous le nom de Renegade chez nous, ou encore River City Ransome.

Sa particularité ? Ce sont les petites amies de Kunio et Riki, Misako et Kyoko, qui vont aller foutre des raclées à des tonnes d'adversaires pour aller sauver leurs petits copains. Une inversion des rôles rigolote pour un scénario qui l'est tout autant.


En 2022, le studio nous propose River City Girls Zero. Chouette, une préquelle ? Pas vraiment, car le titre est en réalité le portage d'un jeu sorti en 1994 sur Super Nintendo et développé à l'époque par le développeur originel de la série, Technos. Enfin, Super Famicom car il n'est sorti qu'exclusivement au Japon : Shin Nekketsu Koha: Kunio-tachi no Banka.

En français, ça donne un truc comme "Nouvelle Génération de Durs à Cuire : Le Chant du Cygne de Kunio et ses Amis". Donc forcément, il n'est pas question de River City Girls, mais le fait est que Misako et Kyoko sont jouables, aux côtés des deux héros habituels, et que c'est la première fois dans l'histoire de la série.

Le jeu sort en 2022 sur Steam, Xbox, PS4, PS5 et Switch, édité par Limited Run Games.


Beat'em all narratif


Traduire un beat'em all en français, on ne va sortir le champagne. A priori. Car le titre qui nous intéresse ici est très bavard et marque par le travail effectué sur son scénario.

C'est bien simple : entre chaque niveau (assez courts), le jeu nous propose des cut scenes qui développent le scénario.

Kunio et Riki se retrouvent en prison après s'être fait virer de leur lycée. Ils s'évadent en cassant la gueule à tout le monde et vont sauver leurs copines, qui viennent se battre à leurs côtés.


L'un des particularités de River City Girls Zero, c'est que l'on peut alterner entre tous les protagonistes en appuyant sur Select. En gros, cela nous permet d'avoir quatre vies, sous forme de quatre combattants.

Un gameplay déjà moyen à l'époque


En 1994, Final Fight et autres Streets of Rage étaient déjà sortis depuis un bout de temps. La comparaison est donc d'autant plus douloureuse : le jeu manque de patate.

De plus, les niveaux sont très vides : il n'y a quasiment pas de décors, et les adversaires se pointent deux par deux, pas plus ! Le sentiment de vide est donc très présent, de même que l'ennui qui arrive assez vite, car le gameplay manque également de punch. Le temps que l'on met pour se relever une fois mis à terre et horripilant, sans parler des allonges de notre personnage par rapport à celui des ennemis.


La durée de vie est très bonne pour un jeu de ce genre : il faut entre deux et trois heures pour en voir le bout.

Quoi de neuf dans ce portage ?


Outre le fait que le jeu soit traduit en anglais, en français et dans tout plein d'autres langues, River City Girls Zero propose quelques trucs. Déjà, une introduction en dessin animé et en bande dessinée, qui s'amuse du fait que le jeu est très ancien.

Ce qui est intéressant, c'est que le jeu propose deux traductions anglaises : l'une est fidèle au jeu d'origine, et l'autre ajuste les choses afin de mieux intégrer la série River City Girls.


Ensuite, on a une interface qui permet d'adapter la vue : des overlays sur les côtés de l'écran, car forcément, qui dit jeu de 1994 dit un ratio d'image en 4/3. On peut également ajouter des scanlines pour faire comme si on était sur un écran cathodique de l'éopque.

On peut sauvegarder et quitter pour reprendre sa partie où l'on veut. Mais on ne peut pas sauvegarder tout court. Là où tous les émulateurs proposent des save states, ici rien n'a été fait pour faciliter la vie de l'utilisateur. Navrant.



Sympathique

River City Girls Zero

River City Girls Zero est la traduction d'un jeu japonais des années 1990. Il faut donc savoir à quoi l'on s'attend, d'autant que le jeu en question propose un gameplay très moyen, contrebalancé par un scénario sympa, ce qui est loin d'être courant dans un beat'em all.

La note : 3/6 (Sympathique)