Des jolis pixels salopés par un level desin inexistant.

Un Zelda-like, de dos, de loin


Après Lawbreakers, le studio Red Blue Games un studio américain situé en Caroline du Nord nous propose Sparklite, un jeu qui oscille entre pseudo Zelda et roguelite.

Je dois le dire tout de suite : le rogue lite, qui plus est avec des niveaux générés aléatoirement comme c'est le cas ici, ce n'est pas ma came. Mais alors absolument pas. Et Sparklite en est un bon exemple.


À partir du "Refuge" qui sert de hub central, vous descendez sur la Planète Geodia pour traquer les sparklite, ces cristaux d'énergie qui vous serviront de monnaie pour améliorer votre équipement. Utilisés en faible quantité, l'énergie produite par les sparklites est infini. Mais utilisé en masse, cela draine l'énergie de façon drastique et définitive. Oh la belle analogie écolo bien lourdingue que voilà !

C'est bien entendu ce que veut faire le Baron, le grand méchant du jeu. Avec des tonnes de sparklite, il a fabriqué les Titans, les boss du jeu. Pour ramener toute cette jolie planète à la paix, vous allez devoir aller à la guerre en bousillant les Titans. Mais plus facile à dire qu'à faire, car ils sont balèzes !

Il va donc vous falloir parcourir cinq mondes pour venir à bout des vilains dans un jeu au gameplay très classique, en temps réel et non au tour par tour.


Chaque monde a son propre environnement : prairie, neige, montagne, désert). Le pixel est très joli, mais le level design est totalement neutre. Chaque niveau est généré procéduralement, ce qui donne des cartes tout ce qu'il y a de classique. En gros on relie les salles importantes entre elles automatiquement, et cela se ressent.

Tourner en boucle


Lorsque l'on meurt, on se retrouve au Refuge, où l'on peut dépenser nos sparklite pour améliorer notre état, débloquer de nouvelles armes, ajouter des items pour nous rendre plus puissants, avec plus de vie, plus d'énergie, etc. Le monde est alors regénéré procéduralement, vous demandant de l'explorer à nouveau.

Le côté rogue-like est donc limité, il y a une réelle progression. Sur le papier, si vous avez des skills de fou, vous pouvez battre les boss à la chaîne. Mais dans la réalité, ce n'est pas le cas, bien entendu.


Mais une fois la manette en main, c'est ultra redondant et le côté sympathique de la première heure s'estompe malheureusement assez rapidement.

Sparklite sur Steam Deck


Les jeux ne pixels, la console sait les faire tourner au poil, et c'est bien le cas ici.



Sympathique

Sparklite

On y voit d'abord un Zelda, pour finir un simple petit jeu d'action trop redondant pour réellement faire mouche.

La note : 3/6 (Sympathique)