Aller, on va prendre notre dose de science-fiction, avec un jeu narratif plutôt réussi.

Dichotomie de deux héros


Berlin, 2048. Vous incarnez Richard Nolan, un journaliste qui fait partie des rares à remettre en question l'évolution de la société. Il évolue dans un monde où tout est sombre, crade, moche. Et cela se ressent sur son humeur : cynique, blasé, aigri.

De l'autre côté, on a Adam. Tout l'opposé. Il évolue dans des sphères où tout est immaculé. Sa vie, tant professionnelle que personnelle, semble parfaite.

Jouer le rôle d'un connard, c'est original.
Jouer le rôle d'un connard, c'est original.

Mais qu'ont-ils en commun ? Parce que quelque chose va forcément les rapprocher, sinon ils ne seraient pas dans la même histoire, non ?

Questionnements


State of Mind est exclusivement narratif. Il se présente comme une sorte de point & clic dans lequel on déplace son personnage à la manette.

Mais ici, il n'est jamais question de dextérité, ni même vraiment de réflexion. Certes, il faut réaliser des actions dans un ordre particulier pour faire progresser l'histoire, mais on n'est jamais bloqué bien longtemps.

Mais qui est-il au juste ?
Mais qui est-il au juste ?

Car State of Mind mise tout sur son propos et sa narration. Et ce n'est pas une surprise quand on sait que le jeu est développé par Daedalic Entertainment, qui s'est fait une spécialité de ce côté narratif.

Une ode au genre


La dystopie est un exercice que l'on retrouve souvent dans le jeu vidéo. Georges Orwell, Philip K. Dick, tout ça... autant d'influences que l'on retrouve dans State of Mind. Mais pas seulement.

Les auteurs (oui, on a plutôt envie d'écrire "auteurs" que "développeurs") ont réussi à afficher un propos qui ne se présente pas comme un ersatz supplémentaire de Blade Runner.

La patte graphique est très particulière.
La patte graphique est très particulière.

Complot mondial, dérives de l'évolution technologique face à l'humanité, autant de questions posées par le jeu, de façon assez fine. Jamais on ne tombe dans le côté donneur de leçons de certains jeux dont le propos se veut engagé.

Incarner un sale con, c'est original


L'originalité principale de State of Mind, c'est que l'un des deux protagonistes, Richard, tient beaucoup du sale con. Au contraire d'Adam, bien plus lisse.

Cela donne au jeu une réelle personnalité. Bien entendu, il va beaucoup plus loin de ça. Dans tous les cas, on suit l'histoire avec grand plaisir pendant la dizaine d'heures que compte l'aventure.

Visuellement très particulier


Visuellement, State of Mind est très particulier. Le parti pris graphique est très fort, et j'imagine qu'il ne plaira pas à tout le monde.

De mon côté, je le trouve très réussi, et ce côté stylisé à l'extrême convient parfaitement au sujet de l'histoire.

De plus, si cela peut paraître moyen en photo, une fois animé à l'écran, le résultat est très convainquant.
bon petit jeu

State of Mind

State of Mind est très agréable à suivre. Il faut toutefois accepter son rythme narratif assez lent. Mais cela fait du bien entre deux manic shooters.

La note : 4/6 (bon petit jeu)