Chroniqué par Nicolas Gilles
Un jeu de kart sur Super Nintendo ? Non, pas du tout celui auquel vous pensez.Copie ou pas copie ?
Street Racer est développé par le studio anglais Vivid Image, à qui on doit déjà First Samurai et Second Samurai.
Le jeu a marqué les esprits, et pas forcément pour les bonnes raisons. Il suffit de le voir en action pour immédiatement avoir un nom en tête : Super Mario Kart, sorti deux ans plus tôt.

Street Racer sort en 1994 sur Super Nintendo, mais sera adapté en 1995 sur Megadrive, en 1996 sur Game Boy, Saturn et Playstation. Toutes les versions sont très différentes, et en dehors de la version Super Nintendo qui nous intéresse ici, elles sont très légitimes, puisqu'elles n'accueillent pas le modèle Mario.
Mais sur la 16 bits de Nintendo, vu que l'on a déjà le mythique Super Mario Kart, quel intérêt ?
Quelques particularités
Côté influences piquées sans tomber dans le plagiat, on peut commencer par le titre du jeu : Street Racer fait un clin d'œil appuyé à Street Fighter II, ce qui est confirmé pas divers éléments du jeu, à commencer par le choix des personnages, qui rappellent plutôt un jeu de baston plutôt qu'un jeu de course.

Et pour cause : il est possible de donner des coups, comme dans Road Rash ! Malheureusement, cela n'a pas énormément d'influence sur la course, mais c'est fun.
En parlant de fun, l'autre particularité du jeu, c'est de pouvoir jouer jusqu'à quatre en même temps, ce qui est rare sur Super Nintendo. C'est alors très peu jouable, car l'écran est scindé en quatre lignes horizontales ! Autant dire qu'il faut pas mal plisser des yeux pour suivre l'action.
Pour un résultat plutôt correct
Pas mal d'options pour customiser ses courses, des modes de jeux classiques mais variés (practice, course simple, championnat, etc.) et surtout une vingtaine de niveaux, avec quatre supplémentaires bien cachés.

Le mode Rumble vous met sur un ring et vous propose de remplacer les karts par des auto tamponneuses pour un résultat également très fun !
Le mode soccer, comme son nom le laisse imaginer, nous permet de jouer au foot à bord de nos véhicules et de taper dans un ballon géant.
La durée de vie est donc au rendez-vous.

En revanche, on réalise vite que le jeu se cache derrière une pléthore d'options et de trucs pour cacher un level design assez simpliste et un gameplay également peu travaillé... Car l'ombre de Super Mario Kart plane et vient le bouffer tout cru.
Toutefois, au final, on se rend bien compte que Street Racer n'est pas de trop face au mastodonte Super Mario Kart. Même si visuellement la comparaison est flagrante, le jeu de Vivid Image propose tellement de choses différentes que l'on aurait bien tort de bouder notre plaisir... même s'il ne tient pas la comparaison.






