Les légendes ne meurent jamais, et ne prennent jamais une ride.

L'épisode légendaire


Franchement, qu'est-ce que vous foutez là ? Genre vous ne le connaissez pas ce génialissime Super Mario World, vous voulez encore tomber sur un article plein d'amour pour ce putain de jeu qui a marqué toute une génération ?

Je peux continuer avec les poncifs du genre, parce qu'ils sont vrais. C'est un titre inoubliable, de ceux que l'on n'en compte que quelques-uns dans l'absolu. Oui, carrément.


Et même en le refaisant plus de trente ans plus tard, cela reste un truc de fou qui n'a de cesse de nous faire voir plus loin que son support, le jeu de plateformes, en nous le présentant sous un autre angle. Il nous impose de réfléchir différemment. D'une façon radicalement différente que le bas du front : "je fonce vers la droite".

Super Mario World sort sur Super Nintendo en 1990 au Japon, en 1991 aux États-Unis et en 1992 en Europe. Oui, il fallait être patient à l'époque.

Pourquoi Super Mario World est-il aussi bon ?


Il y a des tonnes de choses qui le rendent aussi exceptionnel. La première, c'est son support : la Super Nintendo. Le gap entre la NES et la Super Nintendo, entre huit et seize bits, est énorme. Bien plus grand que pour la plupart des générations suivantes.


Du coup, les développeurs s'en donnent à cœur joie. Certains jeux ne font que de l'esbroufe, tandis que d'autres, comme notre Mario ici et Super Castlevania IV, vont poser des prouesses à la fois en termes de technique comme en termes de level design.

Par exemple, les limitations techniques ont fait que Mario a une moustache, histoire de pouvoir prendre moins de place pour dessiner une bouche. L'arrivée sur 16 bits va donner vie à Yoshi, qui avait pourtant été conceptualisé à l'époque de la NES, mais qui n'avait pas vu le jour à cause des limitations techniques de son support.

Mais ce qui fait sa magie, c'est avant tout son level design.


Des idées à contre courant


Nintendo l'avait largement mis en avant à l'époque dans sa communication, notamment dans sa fameuse cassette vidéo : Super Mario World ne propose pas moins de 96 niveaux !

Pour une architecture typique de Mario avec ses huit mondes, cela fait plus de dix niveaux par monde ! En fait non, pas exactement.

Car là où cet épisode relève du génie, c'est qu'il intègre une énorme notion d'exploration. C'est bien simple, il fourmille de trésors et autres éléments cachés, ce qui en fait l'un des jeux les plus riches de sa génération.


Régulièrement, on va se retrouver bloqué. On a terminé un niveau et... ben le chemin sur la carte du monde reste bloqué. Merde ! On refait le niveau, et rien. On fouille dans le niveau et, hop, une sortie vers un autre niveau ! Puis un autre. Puis un autre. Mais pas forcément là où l'on voulait aller...

On a donc constamment l'impression qu'un niveau n'est jamais vraiment terminé : il y a toujours un doute pour se dire : "il y a peut être quelque chose que j'ai raté." Et il y en a, forcément. Plein.

On a également les maisons de fantômes, où là il va falloir mettre de côté une bonne partie de nos habitudes de joueur, car la sortie ne sera jamais une ligne droite, bien loin de là.


Pour cimenter tout ça, on a de nouvelles tenues, mais pas tant que ça. C'est principalement la queue de raton-laveur qui permet, si on prend assez de vitesse, de carrément s'envoler... pour atteindre des coins jusque là inaccessibles.

Et que dire de Yoshi qui se barre dès que l'on est touché et que l'on course dans l'espoir de remonter dessus avant qu'il ne se carapatte ? Il est capable de bouffer les ennemis, ce qui est la plupart du temps bien pratique.

Du coup, on teste, on explore, on fouille, et on découvre des tonnes de trucs. Les fameux : "mais genre, ils l'avaient vraiment prévu comme ça les développeurs ?". Peut-être, pas forcément, parce que dans Super Mario World, il y a souvent plus d'une façon de progresser.















Culte, indispensable !

Super Mario World

Super Mario World a la réputation d'être l'un des meilleurs jeux de la série, et ce n'est pas usurpé. Oh putain, carrément pas.

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)