Chroniqué par Nicolas Gilles
Une légende qui fonctionne toujours aussi bien.Une suite ou un remake ?!?
Super Castlevania IV sort en octobre 1991 au Japon, en décembre 1991 aux États-Unis et enfin en novembre 1992 en Europe. Oui, un an plus tard. Ah, la grande époque où l'Europe n'intéressait pas les japonais...
Côté scénario, on est en plein dans un jeu des années 80 / 90, c'est-à-dire que ce dernier n'a pas vraiment d'importance. Pour preuve : au Japon, il est présenté comme un remake du premier épisode sorti sur NES en 1986 alors que dans le reste du monde, il est annoncé comme une toute nouvelle aventure. Vous incarnez Simon Belmont. Nous sommes en Transylvanie en 1691, et votre but est de mener à bien votre périple jusqu'au château de Dracula pour aller lui péter la gueule.

Concrètement, il se rapproche effectivement du premier Castlevania dans son déroulement. Ici, contrairement aux deuxième et troisième épisodes, Castlevania IV est totalement linéaire, avec onze niveaux, numérotés de I à IX puis les deux derniers se nommant A et B.
La quintessence du Castlevania classique
Si vous avez joué à n'importe quel épisode de la série, vous ne serez pas dépaysé.
Tout au long du niveau, vous avez deux barres de vie : la vôtre en haut, et celle du boss, que vous ne pourrez faire baisser que lors de votre confrontation avec lui, en fin de niveau. Les cœurs vous permettent d'utiliser votre arme secondaire, que l'on n'active plus avec haut et le bouton d'action, mais par un bouton spécifique (merci les nombreux boutons de la Super Nintendo, c'est tellement plus pratique !).

Toutefois, Castlevania IV marque un sacré changement. Il suffit d'essayer seulement quelques minutes l'un des épisodes NES pour s'en rendre compte : le gameplay a été très largement assoupli. On peut enfin changer de direction durant un saut, et il est même possible d'orienter son fouet vers le haut et en diagonale !
Cela se ressent énormément sur la difficulté globale du titre. Cela reste très corsé (surtout sur les derniers niveaux), mais on ne frôle pas la crise de nerfs comme sur NES. Enfin si, tant c'est difficile, mais on peut au moins se faire plaisir durant les premiers niveaux.
Cela fait qu'il a beaucoup mieux vieilli que les précédents épisodes, et reste toujours particulièrement fun à parcourir !

Techniquement impressionnant
Techniquement, Super Castlevania IV envoi du gras. Il fait partie des premiers jeux de la Super Nintendo, et sert également de démo technique tant il utilise les capacités de la console. Il a d'ailleurs un petit côté démo technique pas forcément désagréable.
On se souvient de la fameuse cassette vidéo estampillée "Super Nintendo" dans laquelle un joueur appelait la hotline Nintendo et où on lui présentait la console, et surtout ses jeux. Castlevania IV y avait une bonne place.
L'écran qui tourne sur lui-même alors que vous êtes accroché à votre fouet ou encore ce décor qui tourne sur lui-même dans le niveau quatre constituent autant de souvenirs indélébiles pour ceux qui s'y sont frottés à l'époque. Le fameux mode 7 de la console est ici mis à contribution de façon intelligente : c'est impressionnant techniquement, mais cela sert le gameplay.

À noter qu'on est également à l'époque où Nintendo est particulièrement cul-béni : toutes les croix, les seins nus des statues ou encore l'eau bénite sont censurées dans les versions américaine et européenne. Cela ne nuit pas à l'expérience de jeu, mais c'est juste débile.














