Un joli petit renard. Et une forêt. Une grande forêt.

Un jeu qui n'est pas un hommage


Si hommage il y a, c'est un hommage aux beaux jeux de la Megadrive. Tout transpire l'amour de la 16 bits de Sega. À commencer par ses graphismes, qui nous permettent d'identifier le support au premier coup d'œil.

Tanglewood a sa propre identité. Et dans le monde du homebrew, ce n'est finalement pas si courant que cela. Souvent, les développeurs homebrew vont s'inspirer d'un jeu qui les a marqués, pour faire quelque chose qui peine à se différencier de leur modèle.


Ici, Matt Phillips et son équipe de Big Evil Corp ont clairement donné une âme à leur jeu, avec ce petit renard si sympathique.

Le jeu a été développé en assembleur 68000 sur un kit de développement d'origine, ou approchant. Des conditions proches de celles de l'époque, ou quasiment, car le confort de développement n'a pas grand-chose à voir avec celui des années 90. Mais tout de même, développer en assembleur, ça reste bien roots.

Le jeu est bien entendu disponible au format cartouche, mais il est également sorti sur Steam, afin de toucher un plus large public. Il sort également en cartouche pour l'Evercade.


Un mignon petit renard


Vous incarnez Nymn, un petit renard joliment animé qui va devoir se balader dans la forêt afin de retrouver ses frangins.

On peut sauter, pousser des choses. Notre personnage répond parfaitement bien. On croise un adversaire, et on meurt comme un con. Tanglewood va vous demander de fuir plutôt que d'affronter. Il va également vous demander de réfléchir afin de trouver la solution pour continuer votre aventure.

De la même façon, il va falloir récupérer des pouvoirs dans le but de passer certaines parties de niveaux. Pour cela, il faut pousser des petites boules de couleurs sous une lumière. Vous changerez alors de couleur et bénéficierez de leur pouvoir durant un court laps de temps. Vous changerez alors de couleur. En fonction de la teinte, vous pourrez planer, arrêter le temps, etc.


Redondant


Les niveaux s'enchaînent et... on reste dans la forêt. Les couleurs changent, afin de montrer que l'on a changé d'heure dans la journée, mais cela reste toujours le même level design, irrémédiablement identique.

On saute de branche en branche, on pousse les petites boules pour les mettre sous la lumière et récupérer leur pouvoir durant un temps toujours beaucoup trop court (mais putain, j'en peux plus des phases limitées en temps).

L'autre chose très frustrante, c'est que l'on doit régulièrement effectuer des sauts à l'aveugle : rien ne nous dit que l'on va trouver une autre branche là, juste à l'extrémité de l'écran. Le jeu n'est pas très difficile, mais on meurt souvent connement. Heureusement, le jeu a des vies infinies.


Au final, les niveaux ont trop tendance à se ressembler, c'en est vraiment dommage. Le jeu n'est pas hyper long, dans les trois heures, ce qui est plutôt pas mal pour le support, mais il a de gros manques de rythme et, surtout, la frustration aura peut-être raison de votre motivation.
Sympathique

Tanglewood

Tanglewood a le mérite de ne pas plagier un autre jeu, mais on est tout de même loin de la qualité des hits de l'époque. Cela reste agréable à parcourir, mais blindé de passages et de choix un peu pétés.

La note : 3/6 (Sympathique)