Un beat'em all classique, mais avec un dernier niveau auquel on ne s'attend pas !

Des mythes et des haches


The Astyanax est un jeu d'arcade développé et édité par Jaleco en 1989. Il sort sous le nom de The Lord of King au Japon, et est adapté la même année sur NES (vous pouvez lire ma chronique ici).

Astyanax est l'un des milliers de personnages qui composent L'Iliade. Il est le fils d'Hector et d'Andromaque, et donc le petit fils de Priam, le roi de Troie. Oui, moi aussi je commence déjà à avoir mal à la tête.


Dans le jeu qui nous intéresse ici, vous incarnez Astyanax. Enfin pas au début, enfin, pas vraiment. Au début, vous êtes un jeune de seize ans qui habite Greenview en Californie. Il tombe sur un lutin qui s'appelle Cutie, qui le téléporte dans le monde de Remnia.

Il lui faut alors accomplir la prophétie d'Astyanax qui aurait, dans un rêve, découvert qu'il doit aller sauver la princesse Rosebud de Remnia, que le vilain méchant sorcier Blackhorn séquestre dans son sombre château de Thelenea.

Ouais, en gros, il faut casser la gueule à tout le monde pour finir par foutre la pâtée à cet empaffé de Blackhorn.


Et pour ça, il vous est poussé des muscles et une bonne grosse hache des familles.

Beat'em all classique


Le gameplay est classique : votre arme principale, c'est la hache, mais au gré du jeu, vous pouvez trouver quelques armes secondaires. Un autre bouton vous permet de sauter, et un dernier vous permet de déclencher votre super attaque, sous forme de sort parmi trois que vous pouvez ramasser ici et là sur des stèles qui apparaissent et que vous devez détruire. Ces stèles peuvent également vous permettre d'augmenter votre puissance ou votre vie.

Votre hache dispose d'une jauge de force, qui se charge lorsque vous ne l'utilisez pas. Elle devient alors flamboyante et votre coup suivant sera plus puissant. Cela incite à ne pas matraquer le bouton d'attaque comme un con.


Vous disposez de quatre points de vie. Lorsqu'ils sont à sec, vous perdez une vie, sachant qu'un crédit vous donne deux vies. Lorsque c'est game over, il suffit de remettre une pièce dans le monnayeur pour reprendre là où on en était.

Le jeu se décompose en six niveaux : forêt, caverne, lac, un ascenseur (il faut toujours un ascenseur dans un beat'em all des années 90) et le château du méchant... très inspiré du travail de Giger sur Alien, avec un dernier boss qui rappelle furieusement le xénomorphe ! Pour un jeu qui baigne dans l'heroic fantasy, c'est assez freestyle. Cette surprise justifie à elle seule le fait de jouer à The Astyanax.

Trop classique


La réalisation de The Astyanax est à l'image des jeux d'arcade de l'époque : super chouette. C'est assez chargé visuellement, si bien qu'il est parfois un peu compliqué de s'y retrouver, d'autant que les adversaires n'arrêtent pas de vous tomber sur la gueule.


Cela donne à la fois un côté intense aux combats (cool), et un côté bordélique (moins cool).

La maniabilité est assez souple, la musique entraînante, mais c'est toujours la même chose avec Jaleco : c'est cool, mais il manque un petit quelque chose pour que ça nous marque durablement.







Sympathique

The Astyanax

The Astyanax suit le mantra qui colle tant aux basques de Jaleco : c'est sympa mais pas inoubliable. Seul le dernier niveau est mémorable. Il faut dire que se coltiner un xénomorphe à la hache, c'est pas banal.

La note : 3/6 (Sympathique)