Chroniqué par Nicolas Gilles
Un petit jeu de plateforme 3D pas très connu, un peu simpliste, mais mignon tout plein.Faites revenir la couleur
The Last Tinker - City of Colors est développé par le studio allemand Mimimi Games, beaucoup plus connu pour les jeux qu'il va développer juste ensuite : Shadow Tactics, Desperados III et Shadow Gambit, trois titres qui auront marqué le monde du jeu de stratégie.
Sauf qu'ici, on est sur un jeu de plateforme 3D visiblement destiné aux plus jeunes, ce qui tranche radicalement avec ce que le studio fera par la suite. Le jeu sort en 2014 sur PC et PS4.

Le scénario est assez simple, votre personnage, à la forme de singe, se trouve être le dernier Tinker, c'est-à-dire celui qui est capable de manier les couleurs. Et ça tombe bien, car l'esprit violet a tout bousillé en invitant la grisaille à grignoter Colorville ! Vous devrez donc traverser trois quartiers (rouge, vert et bleu) afin de les libérer.
Très chouette et coloré
Visuellement, c'est une jolie réussite. Le sujet principal du jeu étant les couleurs, il était normal d'en prendre plein les mirettes. La direction artistique met en place un monde comme fabriqué à la main que l'on pourra retrouver chez Nintendo.
La maniabilité n'est pas hyper classique. C'est un jeu de plateforme... sans bouton de saut. Au contraire, à la manière d'un Assassin's Creed, notre personnage s'accroche un peu partout quand on appuie sur la gâchette droite. Le but n'est pas de faire du parkour, et le parallèle avec le jeu d'Ubisoft va donc s'arrêter là, mais le fait de devoir appuyer sur la gâchette pour sauter d'un endroit à un autre donne une saveur particulière à l'aventure.

Cela veut aussi dire que si vous cherchez du challenge, vous allez pouvoir aller voir ailleurs, l'ensemble étant plutôt simple, car les sauts sont en grande partie assistés. Il faut juste réussir le timing.
The Last Tinker joue également la carte de l'action, avec des combats au gameplay plus classique. Cela fonctionne bien.
A cela s'ajoutent les pouvoirs des couleurs, que vous débloquez à la fin de chaque monde, permettant un petit côté puzzle plateforme pour progresser, mais rien de bien profond.

Un peu trop infantile
C'est d'ailleurs un peu cela qui pose problème avec The Last Tinker : il est un peu trop simpliste dans son déroulement. Agréable, mais simpliste.
Simpliste également dans son scénario : avant tout le monde mélangeait les couleurs. Mais depuis quelques temps, tout le monde reste chez soi et n'est pas tolérant avec les autres couleurs.
Oui, c'est con d'être xénophobe, mais là c'est tout de même particulièrement lourdingue, même pour des enfants.
Il faut environ six à sept heures pour terminer l'aventure, c'est largement suffisant, le jeu ayant quelques soucis de rythme et de redondance dans son déroulement.









