Chroniqué par Nicolas Gilles
Un beat'em all chinois, ça se tente carrément.Traduction chinoise
Water Margin fait partie de ces jeux destinés exclusivement au marché chinois (qui concerne également Hong Kong et Taïwan). D'ailleurs, son titre original n'est pas en anglais, mais en chinois : Shui Hu Feng Yun Zhuan.
Le jeu est initialement sorti en 1996, développé par Never Ending Soft Team, un studio qui n'a jamais sorti d'autre jeu.

La licence a été rachetée par PixelHeart et Piko Interactive, habitués à ce genre de manœuvre, afin de nous faire parvenir une version jouable pour qui est capable de lire de l'anglais plutôt que du chinois.
Le jeu sort en 2018, au format cartouche, sur nos bonnes vieilles Megadrive.
Un background pas très habituel... pour les occidentaux
On était habitués aux bas fonds de villes américaines avec Final Fight et Street of Rage, on avait même eu à faire face à des mutants avec Mutation Nation ou encore des dinosaures dans Cadillacs and Dinosaurs.

Mais des mises en scènes historiques d'une histoire classique de la culture chinoise, c'est beaucoup moins courant. Après, c'est un peu con de traduire un jeu dont on se fout un peu du scénario. Tout du moins cela doit être un poil frustrant.
Parce que dans un beat'em all, on passe rapidement les dialogues pour ne retenir que l'ambiance réussie mettant en scène cette Chine féodale à laquelle nous ne somme pas habitués.
En revanche, côté gameplay, on est en terrain connu.

Un beat'em all classique
L'ambition de Water Margin semble vraiment de proposer un classique du beat'em all à la sauce chinoise. Et de ce côté là, c'est parfaitement réussi. Dès les premiers pas, on retrouve directement ses marques.
On commence par choisir entre trois personnages, le costaud un peu lent, le plus maigre, mais plus rapide et la demoiselle, rapide, elle également. Comme dans tout jeu du genre qui se respecte quoi.
Un bouton pour frapper, un pour sauter et un dernier pour lancer son attaque spéciale (une fois pour la sélectionner, et une fois pour la lancer).

Techniquement, ça tient carrément la route, on sent bien que l'on est à la fin de la vie de la Megadrive et que les développeurs maitrisent leur support, même si le rendu est assez criard. Les sprites sont de bonne taille, c'est fluide et ça répond bien.
La difficulté est moyenne. Elle monte surtout à partir du troisième niveau. À nouveau, cela ne surprendra pas les habitués du genre. Le jeu propose pas mal de vies et de continues, ce qui le rend tout à fait accessible.






