Qui veut la peau de Roger Rabbit n'est pas seulement une belle contrepèterie, c'est aussi un film qui a bercé mon enfance.

Un jeu d'aventures avec Roger Rabbit


Who Framed Roger Rabbit sur Game Boy est assez peu connu. Pourtant, c'est un jeu qui reprend le principe d'un grand nom du jeu vidéo : Zelda. Et là, tout de suite, ça donne carrément plus envie de tâter de la cartouche non ?

Bon, il ne faut pas non plus rêver : si le jeu est passé aux oubliettes de l'histoire du jeu vidéo, ce n'est pas un hasard, le jeu étant à des années lumières du hit de Nintendo.


Un Zelda like développé par Capcom


Roger Rabbit a été adapté sur NES et Game Boy. Sur Nes, c'est Rare qui s'en charge en 1989, et vous met dans la peau d'Eddy Valiant, le détective privé.

Sur Game Boy, deux ans plus tard, c'est Capcom qui se charge du truc. Capcom qui fait un Zelda like ? Oui, on pourrait presque dire que ce sont les prémices de ce qui donnera la série des Oracles of Seasons et Oracle of Ages sur Game Boy Color, suivi de The Minish Cap sur Game Boy Advance.

Mais ils ont encore pas mal de chemin à parcourir en 1991...


Un scénario qui prend quelques libertés avec celui du film


Le jeu vous met dans la peau de Roger. Carrément. Du coup, cela tranche déjà radicalement avec le scénario du film.

De plus, les dialogues sont plutôt courts, Game Boy oblige.

Graphiquement, c'est assez joli : les décors sont très vides, mais les personnages sont immédiatement reconnaissables, qu'il s'agisse de la courte apparition de Marvin Acmé ou des saletés de fouines qui vont vous mener la vie dure tout au long de l'aventure.


On retrouve donc les grandes lignes du scénario, ce qui est déjà un plaisir en soi, même si l'ensemble a été drastiquement résumé.

Alors qu'il tourne un cartoon au sein des Studios Maroon, Roger reçoit un coup de fil de Marvin Acmé qui lui demande de se rendre dans son bureau. Une fois sur place, il se fait flinguer... Mais seulement après avoir donné son testament !

C'est le début d'une course pour trouver l'autre partie du testament, qui permettra à Toonville de rester entre les mains des toons, et pas de ce salop de Juge DeMort (Judge Doom dans la VO, le jeu étant intégralement en anglais).


Un jeu old school


Paradoxalement, le jeu n'est pas très difficile quand on a compris ses ficelles. Lors des premières parties, on se fait flinguer sans arrêt par les fouines qui pullulent dans la (petite) ville et qui constitue l'univers du jeu. On comprend vite qu'il faut surtout les éviter.

Vous ne disposerez que de trois cœurs, et n'en aurez jamais plus. Après le premier niveau, vous pourrez trouver des armes (en fait seulement deux sortes, un flingue et des gants de boxe) qui vous faciliteront la vie, bien que les munitions soient très limitées.

Le but du jeu est toujours le même : vous rendre d'un endroit à un autre pour trouver les bonnes personnes et faire progresser l'intrigue. Simple. Certainement un peu trop. Un système de mot de passe permet de reprendre l'aventure qui n'est finalement pas très longue : deux à trois heures de jeu vous permettront de sauver la ville des toons.


Petit regret : on ne pénètre jamais dans Toonville. Dommage.



Sympathique

Who Framed Roger Rabbit

Who Framed Roger Rabbit est un petit jeu d'aventure / action qui ne paye pas de mine, mais qui donne un petit bouquet old school à qui prend la peine de s'y pencher. Dans tous les cas, l'aventure est très courte.

La note : 3/6 (Sympathique)