Sous ses airs classiques, le Zelda exclusif de la Game Boy Advance tient toutes ses promesses.

Un Zelda signé Capcom


Après Oracle of Ages et Oracle of Seasons, Nintendo continue son partenariat avec Capcom pour nous pondre un nouveau Zelda exclusif à la Game Boy Advance.

D'ailleurs, c'est le seul Zelda exclusif de la plateforme, qui va en connaître un autre, et de taille : l'adaptation de l'épisode Super Nintendo, Zelda III: A Link to the Past, rebaptisé pour l'occasion Zelda Four Swords. Ce portage et la version multijoueurs Four Swords, on le doit déjà au studio Flagship et à Capcom qui sont à nouveau à l'oeuvre ici.

Le grand classique du réveil dans sa chambre...
Le grand classique du réveil dans sa chambre...

On pouvait reprocher à Ages et Saisons d'être un (gros) poil trop difficiles. Ce Minish Cap a la particularité d'être plutôt simple, même si la difficulté des Zelda n'a jamais été une marque de fabrique, en dehors des deux premiers épisodes sur Nes.

Il est officiellement annoncé en mai 2004 lors de l'E3, pour une sortie en novembre. Mais son annonce fait finalement peu de bruit, car un certain Twilight Princess aux ambitions bien plus grandes est présenté en même temps.

Dommage, car son look sortant un peu de la série nous propose ici un épisode certes classique, mais tout aussi délicieux que les autres opus. Décidément, il n'y a bien que sous la supervision de Nintendo que l'on peut faire un bon Zelda.

On retrouve vite ses marques.
On retrouve vite ses marques.

Un chapeau de Minish ?


Le jeu s'est d'abord appelé Magical Hood, mais deviendra bien vite Minish Cap. Car oui, l'une des particularités de ce Zelda est que le chapeau de Link est vivant ! C'est même un Minish qui va nous aider à vaincre le grand méchant de cet épisode : Vaati.

Ce n'est pas le scénario qui va nous donner envie de jouer. C'est du vu et revu : il faut à nouveau sauver la princesse Zelda et aller récupérer des trucs aux quatre coins du royaume, le tout planqué dans des temples. Mais cela n'a jamais été un point notable dans la série, surtout en 2004.

Mais au fait, qui sont les Minish ? C'est certainement la grande (enfin, petite) trouvaille de cet épisode : le changement d'échelle.

La roulade est bien pratique.
La roulade est bien pratique.

Car les Minish sont un peuple tout petit, disséminé un peu partout dans le monde. Et grâce à votre chapeau magique et à des "transformateurs" disséminés ça et là, vous aller pouvoir passer d'une taille à l'autre, vous ouvrant et fermant différents accès. Car vous ne pourrez jamais passer d'une taille à une autre quand vous voulez, il faut utiliser le "téléporteur" qui se trouve à proximité.

La dimension de recherche et de puzzle est donc très largement étoffée dans cet épisode. Car en plus de récupérer régulièrement de nouveaux outils et armes qui vous permettent de débloquer de nouveaux passages, il va maintenant falloir jouer sur les deux formes pour dégotter tous les bonus et autres quarts de coeur.

Et c'est cette recherche qui fait tout l'attrait du jeu. La carte n'est pas immense, mais fourmille de détails, et ce tout au long de l'aventure. On revient avec plaisir dans les parties découvertes au début du jeu histoire d'espérer trouver de nouveaux trésors grâce à notre nouvel équipement.

Les boss sont gros, mais pas forcément très complexes.
Les boss sont gros, mais pas forcément très complexes.

Ce côté recherche est également renforcé par les fragments du bonheur. Partout, vous allez trouver des fragment, que vous pourrez échanger avec les personnages que vous croiserez. Cela ouvrira des passages, déposera des coffres et autres joyeusetés un peu partout sur la carte.

Vous allez donc faire pas mal d'aller-retours un peu partout histoire de découvrir quelques trésors vous avez bien pu débloquer. Certaines quêtes demandent ainsi beaucoup de temps, mais valent méchamment le coup !

Un bestiaire tout droit sorti de Wind Waker


Wind Waker est sorti sur Game Cube environ un an plus tôt. A l'époque, cette patte graphique en cell shading n'a pas été du goût de tous, sans parler de ces voyages en bateau dont le rythme était particulièrement discutable.

Quelques petites nouveautés de gameplay viennent marquer votre parcours.
Quelques petites nouveautés de gameplay viennent marquer votre parcours.

Ici, pas de bateau, on est sur du classique. En revanche, on retrouve une bonne partie des monstres ainsi que cette patte graphique très enfantine, qui donne un aspect rondouillard à ce que l'on était habitué de voir avec Zelda III.

Le résultat est excellent, même si on peut reprocher au jeu son manque d'ambition, une fois de plus.

Un bijou de level design


Cela se ressent également au niveau du design des niveaux et des temples, qui est parfaitement efficace, mais sans aucune prise de risque.

Mais quel objet j'ai bien pu débloquer ! Cool !!!
Mais quel objet j'ai bien pu débloquer ! Cool !!!

Les vieux routards du jeu vidéo pourront ressentir une mauvaise impression de déjà vu, mais après tout, jouer à un Zelda, ce n'est pas comme enfiler de vieille charentaises ? Sauf que là, pas de mauvaises odeurs, juste le plaisir de jouer à la quintessence du jeu vidéo... même avec un côté déjà vu.

On peut également reprocher au jeu sa durée de vie : dix à quinze heures seulement. Mais c'est la durée de vie d'un Zelda 2D, donc je ne vois pas trop ce que l'on peut lui reprocher.
De plus, le plaisir de la recherche pour trouver les très nombreux quarts de coeur rallonge énormément la durée de vie.




Vous finirez par le connaître par coeur ce village central... Mais il recèle tant de secrets !
Vous finirez par le connaître par coeur ce village central... Mais il recèle tant de secrets !




En mode Minish, les graphismes changent.
En mode Minish, les graphismes changent.


Les assemblages d'amulette... il y en a des dizaines à faire !
Les assemblages d'amulette... il y en a des dizaines à faire !

Culte, indispensable !

Zelda Minish Cap

Bon, ok, Zelda Minish Cap n'est pas un épisode majeur de la série. Cela ne veut pas non plus dire qu'il ne vaut pas le coup. A mes yeux, il est même culte, comme quasiment tous les autres épisodes de la série. C'est du bonheur à jouer.

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)