L'un des meilleurs jeux de l'Amiga. Oui, mais ça, vous le savez certainement déjà.

Un mythe pas forcément mythique pour moi


Alien Breed, c'est le jeu mythique de l'Amiga. Un jeu qui est souvent synonyme de nostalgie pour les joueurs. Oui, les vieux cons comme moi.

Sauf que là, moi, l'Amiga, je ne l'ai eu que très tard, quand j'avais commencé à collectionner / amasser / chercher à découvrir des trucs que je ne connaissais pas.


Comme vous n'en avez rien à foutre de ma vie (et vous avez bien raison), retenez juste un truc : pour moi Alien Breed n'est pas un mythe, c'est juste un bon jeu auquel je n'avais pas joué à l'époque.

Bon certes, cela fait plus de vingt an que je le pratique de temps à autre, il a donc eu le temps d'acquérir ses lettres de noblesse dans ma petite tête.

Quand même : pas facile d'aborder un tel jeu.


Les débuts de Team 17


En 1991, l'Amiga continue de faire parler de lui face au PC et de son éternel rival, l'Atari ST. Avec Alien Breed et, plus généralement, avec Team 17 lui-même, les Amiga-caca fans auront leur porte-étendard, ces mecs qui font des jeux trop top, et qui ne les font que sur Amiga(nanèreux).

Mais quand Alien Breed sort, on n'en est pas là. Avant, ils avaient édité Cardiaxx, un shoot'em up très bon, mais qui n'est pas resté dans les mémoires. Et surtout, ils n'étaient pas aux commandes du développement. En tant que studio de développement, leur premier jeu est Full Contact, alors développé par Team 7, le studio qui deviendra rapidement Team 17, l'entité capable à la fois de développer et d'éditer des jeux.

Avec Alien Breed, c'est une tout autre paire de manches. On est aux portes de l'histoire. Même qu'on les prend en pleine gueule. Parce que putain qu'il est dur ce jeu.


Bien plus fin qu'il n'y parait


Déjà, il faut commencer par casser les idées de reçues de ceux qui n'y ont pas joué : ce n'est pas un run'n gun en vue du dessus.

On commence à jouer. On se crame sur les feux arrière de notre avion - oui, c'est un passage obligé de tout joueur d'Alien Breed - on vide son chargeur sur les espèces d'Alien que l'on croise... Et là, on se retrouve à court de munitions.

Forcément, on crève comme un con.


On recommence en faisant attention à ne pas trop tirer partout. On récupère des cartes qui correspondent à autant de clés pour ouvrir les nombreuses portes qui bloquent notre progression.

On se dit qu'il y a une logique à tout ça, et que l'on va trouver d'autres clés derrière les portes fermées. Eh bien non, pas forcément !

Et là, forcément, on crève comme un con.


Oui, dans Alien Breed, on crève souvent comme un con. Le jeu est même réputé pour sa difficulté d'empaffé. Mais cela a plu à beaucoup de joueurs, et, surtout, le jeu ne semble jamais gratuit. En tant que joueur, je n'ai jamais trop pesté après ces petits fumiers de chez Team 17, mais plutôt après moi en me disant que je n'ai pas été assez prudent, pas assez bon.

Et de recommencer une partie. Puis une autre. Juste histoire d'essayer d'aller un peu plus loin.

Une chouette ambiance


Il y a également cette ambiance. Cela tient aux graphismes, assez répétitifs mais très fins, mais également cette ambiance sonore... paradoxalement quasi inexistante.


Il en résulte un côté claustrophobique et inquiétant, où l'on se sait pris au piège.

Forcément, personne ne l'aura manqué, Alien Breed fait lourdement écho à un certain Alien, le film. On est tout seul face à ces hordes d'adversaires qui repopent sans arrêt et nous invitent constamment à la prudence.

Le level design y contribue aussi tant il est labyrinthique. Certes, en se connectant aux ordinateurs qui parsèment les niveaux, il est possible de visualiser une carte dudit niveau... Mais à l'époque, il valait mieux prendre un papier et un crayon pour s'y retrouver, parce que la retenir, mes couilles en ski oui ! Je veux dire que la carte est complexe.

Aujourd'hui, on peut sortir son téléphone et prendre une photo. Mais où va le monde mon pauvre monsieur ? A l'époque, c'était à la dur. Mais rassurez-vous : cela reste très dur.

Ah oui, il n'y a pas de sauvegardes non plus, alors arriver à terminer les six niveaux que compte le jeu, c'est juste une prouesse.

Alors quand Alien Breed : Special Edition 1992 pointe le bout de ses pixels un an plus tard avec plus de niveaux, un rééquilibrage et, surtout, des mots de passe pour pouvoir changer de niveau, on dit merci Team 17 plutôt que de crier au scandale mercantile.
Culte, indispensable !

Alien Breed

Alien Breed mérite bien sa réputation. Difficile, exigeant, mais finalement très fin, il reste un grand jeu, même encore maintenant.

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)