Deuxième reboot pour la série. Encore foiré.

Une licence maudite


Bordel de merde. Il y a de quoi être en colère. Alone in the Dark, c'est une série qui a la poisse. Pourtant, le premier épisode, imaginé par Frédérick Raynal et son équipe en 1992 chez Infogrames, a posé les bases d'un genre à part entière, et un genre qui me tient tout particulièrement à cœur : le survival horror.

Déjà, dès le deuxième épisode, ça commençait à partir en couille : devant le succès du jeu, Infogrames prend la liberté de sortir des suites, sans ses auteurs d'origines, avec une orientation action assez naze et trahissant une méconnaissance de l'œuvre originelle.


Depuis, la licence va de développeur en développeur pour se bouffer des murs. On avait déjà eu un reboot en 2008, avec un résultat assez moyen.

Le summum de la merde est atteint en 2015 avec Alone in the Dark Illumination, tout simplement honteux.

Et là, en 2024, on remet le couvert. Aux commandes, un studio suédois, Pieces Interactive AB, qui a sorti quelques jeux, mais rien de bien marquant en dehors de Magicka 2.


Tentative de reprise de lore


Dès le début du jeu, on sent bien que les développeurs ont tenté de reprendre les pièces du puzzle du jeu original. On incarne Emily Hartwood ou le détective Edward Carnby, venus en Louisiane sur les traces de l'oncle d'Emily, Jeremy, qui semble visiblement en proie à pas mal de démons.

Vous arrivez au manoir de Derceto. Tout plein de noms connus, qui forment une sorte d'hommage au titre d'origine et qui tente de construire une nouvelle histoire avec les mêmes ingrédients, notamment les légendes et mythes autour de Cthulhu et Lovecraft. Mais ça ne fonctionne pas super bien.

Le scénario manque de rythme. Comme souvent dans les survival horror, le scénario se raconte en grande partie au travers des documents que l'on trouve à lire. Or ici, on finit par se lasser et à les survoler... voir à ne plus les lire du tout.


Un level design feignant, et des combats qui sentent l'anus de Cthulhu


Pas facile de faire un jeu qui s'inspire de Lovecraft. La maestria de l'auteur, c'était de nous faire subitement plonger dans l'horreur, confondant la réalité et le rêve.

Dans ce Alone in the Dark, on va donc passer d'un monde à l'autre, d'un espace à l'autre, grâce à des artifices comme ce bijou que l'on trouve au début du jeu, mais cela ne sert qu'à nous perdre un peu plus à chaque fois.

Au niveau du level design, c'est une aubaine pour level designer stagiaire : comme on change d'espace, on peut se permettre de fermer les portes du manoir que l'on veut pour guider le joueur. Donc on avance, on explore, on essaie tout, mais il n'y a pas de cohérence.


Et le pire, ce sont les combats, totalement à l'ouest. Le pire, c'est que la dernière partie du jeu laisse la part belle aux bastons, donnant à un jeu moyen une fin totalement atroce.

Il faut environ sept à huit heures pour finir le jeu avec un personnage. On peut tenter avec un autre, mais est-ce bien raisonnable ?





Bof

Alone in the Dark

Je n'attendais pas grand chose de ce Alone in the Dark, j'ai pourtant été bien déçu.

La note : 2/6 (Bof)