Chroniqué par Nicolas Gilles
Un jeu court, à la façon pulp, le tout en graphismes CGA, ça se tente.Retour vers le passé
Bahnsen Knights est le troisième épisode de la série Pixels Pulps, initiée par le studio argentin LCB Game, après Mothmen 1966 et Varney Lake. Pulps ? Oui, ces romans et bandes dessinées des années 40-60 qui racontaient des histoires courtes, mais souvent teintées d'horreur et de surnaturel.
Même si elle fait quelques clins d'œil aux épisodes précédents, l'histoire se suffit en elle-même, si bien qu'il n'est pas nécessaire d'avoir joué aux deux autres pour apprécier ce troisième opus.

On retrouve la patte graphique si particulière, à savoir un rendu visuel digne de 1985, lorsque les écrans étaient en CGA (pas VGA et ses 256 couleurs, mais CGA avec ses 16 couleurs !).
Je vous avoue qu'au départ, je n'étais pas forcément hyper partant pour un tel parti pris graphique. Mais dès les premiers écrans, je me suis ravisé : c'est au contraire une excellente chose. Le fait d'avoir un graphisme si limité stimule l'imagination et contribue grandement au fait que le jeu soit si marquant.
Car Bahsen Knights est limité graphiquement, mais esthétiquement superbe. Même chose pour la musique, très old school, mais parfaite pour son support.

Aussi court qu'immersif
L'action de Bahsen Knights se déroule dans les années 80. Vous incarnez Boulder, un agent infiltré dans le gang des Bahnsen Knights, dirigé par le charismatique Toni. Leur point particulier ? Ils roulent tous en Ford Sierra. Leurs activités sont obscures, mais tiennent de la secte... Vous êtes sur les traces du précédent agent infiltré, qui était votre ami. Le ton est sombre, amer, un peu cliché, mais tellement efficace. Je ne vous en dis pas plus sur le scénario, car c'est justement là qu'est tout le plaisir.
L'aventure prend moins de deux heures, mais deux putains d'heures profondément immersives. J'ai fait le jeu en deux sessions, et il m'est resté dans la tête bien après avoir éteint la console.
Toutefois, si l'histoire est excellente, le gameplay est moyen, voir raté. Les mini-jeux sont aussi inutiles que chiants (et en plus aléatoires, ce qui impose forcément de recommencer si on veut que les planètes s'alignent bien). De plus, certaines énigmes sont particulièrement épineuses, car basées sur de l'aléatoire. Mais on lui pardonne, tant son histoire nous emporte.











