Chroniqué par Nicolas Gilles
Deuxième épisode sur la GBA, et quel putain d'épisode !Un épisode fait par les maîtres
Castlevania Harmony of Dissonance, de son nom japonais Castlevania Byakuya no Concerto, est développé par Konami Tokyo.
Il sort un an après Circle of the Moon. Si les deux jeux semblent très proches, il n'en est pourtant rien du tout. Déjà, Circle of the Moon est développé par les équipes de Konami situées à Kobe (une autre ville du Japon). Ce sont eux qui avaient sorti les deux épisodes sur Nintendo 64.

La team Tokyo, elle, est la dream team, celle-là même qui a donné vie au meilleur épisode de la série, Castlevania Symphony of the Night sur Playstation, sorti en 1997. On leur doit aussi Vandal Hears ou Suikoden, donc on se tait et on se prosterne. Merci.
Bien plus accessible
Circle of the Moon m'avait marqué par sa difficulté très élevée, qui ne pardonnait pas grand-chose. Le jeu demandait pas mal de leveling pour ne pas se faire péter les dents par les boss.
Avec Harmony of Dissonance, tout est beaucoup plus souple et naturel. Pourtant, on est toujours sur l'exacte recette de Symphony of the Night, c'est-à-dire un jeu où c'est l'exploration qui prime.

On retrouve cette carte si reconnaissable, propre au genre metroidvania, qui se dévoile peu à peu. Les boss sont nombreux, mais la difficulté n'a rien à voir avec celle de Circle of the Moon : elle est beaucoup plus accessible. On peut même parler d'un Castlevania plutôt facile.
Ce qui est moins évident, c'est que les sauvegardes ne sont pas forcément très proches l'une de l'autre, ce qui impose des cessions de jeu relativement longues. On n'est pas dans du snack gaming où on se fait une partie de cinq minutes comme ça, sur le pouce.
Le leveling est naturel, et comme toujours, on trouve des emplacements où il est plus facile de monter en niveau. Il est rare de devoir faire monter ses niveaux de façon artificielle, en faisant des aller-retours dans certains couloirs, comme souvent dans les jeux du genre.

On trouve régulièrement de l'équipement qui permet d'augmenter sa force, sa chance ou sa défense.
Mais bien entendu, ce sont les nouveaux pouvoirs qui permettent de débloquer de nouveaux passages dans le fameux château, toujours aussi excitants à découvrir.
Viser les 200%
Tous ceux qui se sont frottés à Symphony of the Night le savent : les 100% de la carte ne sont pas suffisants, car il n'y a pas un mais deux châteaux, quasiment identiques.

Sauf qu'ici, ce n'est pas à la fin du jeu qu'on le découvre, mais peu à peu, ce qui fait que l'on visite les deux en même temps à partir de la moitié du jeu. C'est beaucoup plus naturel que dans l'épisode Playstation, et qui ne donne absolument pas l'impression de devoir faire deux fois le jeu pour en venir à bout réellement.
Harmony of Dissonance demande environ huit à neuf heures pour en voir le bout, peut-être pas à 200%, mais au moins à 170 à 180%. Attention toutefois, le jeu propose trois fins différentes, une très mauvaise, une mauvaise et une bonne. A vous de faire les bonnes choses pour avoir la bonne !













