Une ravissante planète luxuriante... où il faut faire un peu trop la même chose.

La beauté qui attire...


Creatures of Ava donne envie : avec ses graphismes lumineux et ses couleurs chaudes, il donne envie d'explorer cette planète luxuriante, avec un propos un peu écolo qui rappelle un certain Avatar et une recherche de bestioles qui pourrait rappeler, de façon très lointaine, Pokémon.

Le jeu est développé par le studio Inverge, à qui on doit Effie notamment. Au scénario, on a Rhianna Pratchett, la petite fille de Sir Terry Pratchett, le génie qui a pondu les Annales du Disque Monde.


Le souci, c'est que le jeu se prend un peu les pieds dans le tapis. C'est vraiment dommage, parce qu'on avait pas mal d'éléments sympathiques. Mais le tout mis ensemble, ça ne fonctionne que très moyennement.

...le rythme et le gameplay qui plombent


Vous incarnez une scientifique, Victoria Hamilton, que tout le monde appelle Vic. Vous partez en mission sur la planète Ava, qui se meurt. Un mal la ronge, le dépérissement, qui corrompt non seulement la flore, mais également la faune. Dans le cadre du projet BioArc, vous et votre collègue allez devoir récupérer des animaux pour les envoyer sur votre arche, afin d'en sauver le plus possible.

Le peuple qui vit sur Ava, les Naam, vous laisse faire, mais ne manque pas de pointer les vicissitudes des habitudes et pensées humaines. Pour eux, le dépérissement est une fatalité qu'il faut accepter, parce que la mort fait partie de la vie.


Vous tombez rapidement sur un bâton qui permet de réduire le périssement. Il vient d'un peuple plus ancien que les naam. Il vous accompagnera tout au long de l'aventure afin de libérer des animaux, de tracer votre passage.

Régulièrement, vous pourrez l'améliorer, afin de débloquer de nouvelles compétences qui vous permettent de continuer votre progression.

Une aventure longuette


Du coup, on découvre, on progresse, on délivre des animaux du dépérissement, on les apprivoise avec une flûte en reproduisant leur mélodie, et on les amène au robot de téléportation le plus proche pour les sauver. Et on recommence. Et on recommence.


Attrapez-les tous, comme les Pokémon ? Oui, car il en faut un minimum pour débloquer le biome suivant. Et de toute façon ils apportent de l'expérience, qui débloque des points à dépenser sur un (tout petit) arbre de compétences.

Le problème, c'est que l'on tourne en boucle. L'ensemble manque énormément de rythme, avec un ventre mou au milieu de l'aventure beaucoup trop long, qui m'a presque fait tomber le jeu des mains.

C'est d'autant plus dommageable que la fin du jeu concentre son scénario et nous balance ce à quoi il aurait dû ressembler dès le début. Le twist est visible à des bornes, mais il y a au moins une tension qui tient en haleine et donne envie de voir la suite.


L'aventure prend une dizaine d'heures, mais elle aurait certainement gagné à être plus ramassée, en cinq ou six.











Sympathique

Creatures of Ava

Creatures of Ava manque de rythme et souffre d'une redondance qui bousille son gameplay... voir le jeu en lui-même.

La note : 3/6 (Sympathique)