Chroniqué par Nicolas Gilles
Du metroidvania, mais en mode flipper.Un metroidvania sombre et sanglant
Après Shadowbug et Shadowbug Rush, Doomblade est le troisième jeu de Muro Studios, deux développeurs indés basés à Helsinki en Finlande.
Doomblade vous met dans la peau d'une sorte de gobelin nommé Gloom, dans un monde bien sombre où il est question de sang et de vengeance. L'ambiance est soulignée par une direction artistique très réussie, tout en ombre et lumière.

Le jeu se présente comme un metroidvania. Juste que là, c'est très classique, mais le gameplay propose un système pas forcément banal, assez éloigné des grands classiques du genre et qui lui donne une belle originalité.
Metroidvania en mode speedance
Vous disposez d'un bouton pour sauter (pas très haut), mais rapidement, vous allez mettre la main sur une épée maudite... et c'est ce qui va offrir toute son histoire au jeu.
Cette épée ne se manie pas naturellement, elle vous balance carrément dans la direction visée par le stick droit... Mais pas n'importe comment, juste en visant des adversaires.

Alors forcément, cela change tout : atteindre une corniche trop haute ? Si un adversaire s'y trouve, vous pouvez vous y rendre, en le pulvérisant au passage.
En combat, cela change également pas mal de choses, car viser un adversaire à l'autre bout de l'écran vous fait maraver l'ensemble des couillons qui se trouvent entre les deux. Puissant ? Oui, mais pas forcément, car viser demande du doigté, et les adversaires ne vous pardonneront pas de retomber sur eux sans utiliser votre épée magique. Résultat : dans le feu de l'action, il n'est pas rare de perdre des points de vie.
La difficulté est plutôt relevée, sans être infernale, mais le rythme ultra-soutenu de l'ensemble vous impose de jouer en apnée, avec la concentration qui va avec.

Les quelque dix heures de jeu que demande l'aventure Doomblade sont plaisantes à parcourir, bien qu'intenses. Puisque outre ce gameplay assez particulier, on retrouve ce qui fait tout le sel des metroidvanias : dès que l'on trouve un nouveau pouvoir, on prend un grand plaisir à se dire ce que l'on va bien pouvoir faire avec, et ce que l'on a manqué dans les niveaux déjà traversés. Alors comme d'hab, on passe du temps sur la carte, qui a l'avantage d'être assez lisible.









