Premier épisode de la mythique série de TRPG à arriver sous nos latitudes. Pour vous péter les dents.

Il faut bien une première fois...


Au Japon, il se nomme Fire Emblem: Rekka no Ken, que l'on pourrait traduire en anglais comme "The Blazing Sword". En Occident, le jeu sort simplement sous le nom de Fire Emblem... tout simplement parce qu'il est le premier épisode à montrer le bout de ses pixels en dehors du Japon !

L'occasion d'en profiter dans une traduction intégrale en français. Un chouette événement à marquer d'une pierre blanche, les épisodes suivants de la série seront alors disponibles pour nous autres petits Occidentaux qui ne comprenons pas le japonais.


De quoi se frotter à une série monstre du tactical RPG dont la difficulté est légendaire.

Une difficulté progressive...


Ce Fire Emblem est idéal pour découvrir la série, car le premier tiers du jeu (les dix premiers chapitres, qui en compte trente) est une sorte de didacticiel de six heures... mais un didacticiel pas chiant, bien au contraire.

Vous incarnez Lyn, une jeune fille de la Plaine Sacae qui vient de perdre ses parents... et qui se trouve être une princesse. Classique, oui, comme tout le reste du scénario. Ce n'est pas pour autant que l'on va s'ennuyer. Car malgré le petit écran de la Game Boy Advance, l'aventure contée est grandiose.


Chaque chapitre nous balance dans des combats de plus en plus complexes, nous décrivant les ficelles qui servent au jeu. La loi des armes : l'épée est plus forte que la hache, et la lance est plus forte que l'épée. Il faut donc bien choisir ses combattants et ses armes. On peut également parler du terrain, où les forêts améliorent l'esquive.

On apprend, et ça passe crème. La difficulté est basse... Mais ça, ce n'est que pour les dix premiers chapitres.

... qui finit en cauchemard


Ensuite, on peut choisir entre deux autres personnages, Eliwood ou Hector, qui nous narrent le reste de l'histoire, avec quelques différences de point de vue en fonction du protagoniste choisi. À noter également que le choix d'Eliwood propose une aventure moins corsée. Enfin, un tout petit peu moins.


Corsée ? En fait, ce Fire Emblem n'est pas si difficile, si la mort des personnages n'était pas permanente. Vous perdez quelqu'un pendant la bataille ? C'est terminé, il ne reviendra plus jamais sous vos ordres ! Le permadeath est une marque de fabrique de la série. Mais putain, ça fait mal. Très mal.

Perdez votre archer ou, pire, votre soigneuse, et vous êtes bon pour recommencer. Recommencer. Recommencer. Analyser. Se planter. Recommencer. Et la mort arrive vite, très vite, si bien que l'on passe son temps à recommencer.

Pire que ça, je vis mal chacune de mes parties, car elles sont toutes synonymes de souffrance. Pas une bataille ne se passe bien, et arriver au bout d'un combat - et donc d'un chapitre - ne pose pas réellement de problème. Ce qui est catastrophique, c'est tous ceux que vous laissez sur le carreau derrière, scellant une difficulté absolument insurmontable si vous perdez trop de monde.


Et là, c'est rédhibitoire en ce qui me concerne, avec la frustration de ne pas connaître la suite de l'histoire. Snif. Monde de merde.







Excellent !

Fire Emblem

Fire Emblem est une boursouflure de frustration. Il est absolument génial, mais le permadeath obligatoire le rend absolument hardcore. Dommage.

La note : 5/6 (Excellent !)