Chroniqué par Nicolas Gilles
Du classique, de l'efficace, du difficile. Du Toaplan quoi.Du pur Toaplan
Ne cherchez pas d'originalité ici, on est dans la veine Toaplan dans le plus pur style old school. Flying Shark, de son nom Japonais, est connu sous le nom de Sky Shark aux États-Unis.
C'est le quatrième jeu de Toaplan et son troisième shoot, après Tiger Heli et Slap Fight.

Cette fois, nos tirs atteignent bien le bout de l'écran, et pour un shmup vertical, ce n'est pas anodin (ce n'était pas le cas pour leurs deux jeux précédents). Cela facilite la vie, mais attention, on est encore dans du Toaplan, c'est-à-dire avec une difficulté dantesque.
Shmup militaire
Dans Flying Shark, pas d'extra-terrestres ni de vaisseaux spatiaux. Vous pilotez un biplan et devez faire face à des bateaux, des porte-avions, des tanks et autres joyeusetés du genre.
Vous disposez d'un tir standard et de bombes. Sobre et efficace. Les items que laissent trainer les adversaires vaincus et les éléments de décors vous permettent d'augmenter votre puissance de feu, ou vous donner une smart bomb supplémentaire.

Tout est ultra-classique : un vaisseau assez lent, des tirs rapides, et des check points impitoyables. Dès que l'on se fait toucher, on revient point de contrôle précédent, en slip, sans les différents upgrades récupérés.
Ce qui est plus original, c'est que le jeu reprend le modèle de 1942 : il n'y a pas de boss. A la fin du niveau, on se pose sur une piste, pour rapidement en redécoller et partir pour le level suivant. Cela donne à l'ensemble un côté très old school pas forcément idéal, car en 1987, on n'attend pas la même chose qu'en 1984, date de sortie sur shmup séminal de Capcom. Mais pour le reste, ça marche nickel, si vous n'avez pas peur de la difficulté.
Le jeu connaîtra une suite en 1989, toujours par Toaplan, nommée Fire Shark.








