Chroniqué par Nicolas Gilles
Un visual novel avec des phases de shoot. Pas banal.Du manga polonais ?
Kamikaze Lassplanes est développé par Inky Dreams, un studio Polonais, basé à Cracovie. Et ce n'est pas anodin, parce que lorsque l'on découvre le jeu, on s'attend plutôt à un jeu développé par des Japonais.
En effet, le jeu propose une aventure graphique typiquement manga de type ecchi, c'est-à-dire très sexualisée. Mais bon, cela reste très très édulcoré, il n'y a pratiquement rien d'érotique en dehors des deux héroïnes aux poitrines saillantes. Rien de bien méchant.

Du shmup ? Où ça ?
Kamikaze Lassplanes a fait parler de lui (pour le peu qui en ont entendu parler) pour son côté shoot'em up.
Il faut avouer que mixer le genre du visual novel, au rythme très lent, à celui du shoot'em up, au contraire très soutenu, a quelque chose de pas banal qui titille notre curiosité.
En jeu, c'est assez bancal. Le jeu est avant tout un visual novel, les phases de shoot viennent apporter quelques respirations bienvenues, mais finalement assez rares.

La difficulté est relativement basse. On est sur une sorte de stéréotype de shmup : les power up tombent sans arrêt, donnant à l'ensemble un côté nerveux et jubilatoire assez sympathique… mais les puristes risquent de s'ennuyer un peu.
Un visual novel avant tout
Finalement, c'est ce qui se passe entre les phases de shoot qui constitue l'aventure principale de Kamikazes Lassplanes.
L'action se déroule dans le royaume de Velestia, dans des îles suspendues dans le ciel. Vous incarnez Walter, un pilote d'élite. Et qu'est-ce qu'il pilote ? Des Lassplanes... c'est à dire des demoiselles qui se transforment en avion de chasse, que vous pouvez piloter. Hum, il fallait aller la chercher loin celle-là.

Et forcément, lesdites demoiselles sont particulièrement affriolantes, donnant au titre son côté ecchi. Toutefois, ce dernier ne va pas très loin, le jeu n'est pas une dating sim (même s'il l'est un peu), mais plutôt un visual novel à part entière, dans le sens où le scénario parle de la guerre plutôt que de la romance des personnages.
Les twists sont bien présents, construisant une histoire dont on a envie de connaître le dénouement. Il peut d'ailleurs y avoir jusqu'à huit fins différentes, en fonction des choix que vous aurez faits durant votre aventure.
C'est assez réussi, mais c'est plombé par un rythme qui tire méchamment en longueur. Il faut environ six à sept heures pour en voir le bout, et un tiers en moins aurait été bien plus dynamique. Walter est bien trop bavard dans ses réflexions.

De plus, il n'est pas disponible en français, il faut donc le faire en anglais, avec un jeu extrêmement bavard et avec un niveau de langage assez relevé.
On sent le petit budget : les décors et les personnages sont très esthétiques, mais malheureusement très peu nombreux. Cela va une fois de plus dans le sens du visual novel : peu de moyens, mais beaucoup de mots.










