Chroniqué par Nicolas Gilles
Un jeu plutôt bien foutu qui aurait pu devenir une série...Ce qui aurait dû être un série...
Lady Sia est un jalon important pour son développeur, RFX Interactive, un studio français. Là où il nous avait habitués à des adaptations et des jeux de commande (Men in Black, Inspecteur Gadget, etc.) sur Game Boy Color, pour sa première arrivée sur Game Boy Advance, le studio vole de ses propres ailes en proposant un jeu entièrement de sa création, Lady Sia.
Un titre qui pose les bases de ce qui devait être une série (Lady Sia 2 et Lady Sia 3D avaient été annoncés), mais qui se révélera morte dans l'œuf, le studio fermant ses portes en 2003.

C'est bien dommage, car ce premier épisode, pas super connu dans la ludothèque de la portable de Nintendo, pose les bases d'un univers assez marqué pour que l'on s'en souvienne.
Plateforme fantasy
Lady Sia nous met dans la peau de la princesse du même nom, une princesse au sale caractère qui va aller s'occuper elle-même des envahisseurs qui menacent son royaume, ainsi que les pays voisins.
L'univers médiéval fantasy est classique mais efficace, et finalement pas si souvent représenté sur GBA.

Graphiquement, c'est très joli, on sent bien que c'est fait à la main, avec les limitations techniques de la console, mais le tout bouge bien et reste très lisible tout en étant très esthétique.
Concrètement, Lady Sia se présente sous forme d'un jeu de plateforme action très classique, mais efficace. On donne des coups d'épée, et on peut même utiliser la magie pour lancer des boules de magie.
Le gameplay oscille entre plateforme et combat. Ce qui est bon, c'est que le level design impose un peu d'exploration, demandant de découvrir le niveau pour en découvrir les secrets, notamment les gemmes qui rapportent des vies supplémentaires (on en a trois par niveau) et de libérer des prisonniers.

Plombé par un côté trop old school
Régulièrement, le jeu se renouvelle en proposant des phases qui, faute d'être originales, ont le mérite de proposer de la variété.
En revanche, la difficulté monte assez vite, et le jeu montre rapidement ses limites. On découvre alors un gameplay approximatif, une allonge bien trop limitée pour les coups (le syndrome coupe-ongle de Ys) et une magie pas forcément très utile.
Avec de la persévérance on continue, mais à force, ma patience a rapidement atteint ses limites. Dommage pour l'univers sympathique mis en place.









