Un jeu avec un petit chat, ça ne peut qu'être mignon tout plein... mais pas forcément palpitant.

Une simulation de chat


Little Kitty Big City est le premier jeu du studio Double Dagger, monté par un vétéran du jeu vidéo, Matt T. Wood. Alors ce genre de studio monté par un ou plusieurs vétérans, on en trouve une tétrachiée, car cela ne veut pas forcément dire grand-chose.

Quand on regarde la bio de notre homme, on rêve un peu : il a participé au développement de jeux mythiques comme Half-Life 2, Portal 2 ou encore Left for Dead. Ok, mais il y a fait quoi au juste ?


On peut légitimement se le demander, parce que Little Kitty Big City n'a strictement rien à voir avec ces jeux, ni en termes d'envergure, ni en termes de qualité.

Va chercher !


Merde, je croyais qu'aller chercher des trucs, c'est un passe-temps pour les chiens. Pourtant, dans Little Kitty Big City, il ne faut QUE chercher des trucs. Des trucs qui brillent, des balles, des poissons pour augmenter notre endurance et pouvoir grimper au lierre.

L'ensemble a un tout petit côté metroidvania car progresser donne des aptitudes qui évoluent peu, mais permettent d'accéder à de nouvelles parties de la ville. Rapidement, on débloque une carte bien utile pour trouver son chemin.


Un système de point de téléportation servent à se déplacer d'un point à l'autre de la ville plus rapidement. Mais pour les débloquer, il faut des plumes, que l'on récupère en sautant sur les oiseaux après leur avoir donné du pain que l'on a récupéré après avoir faire tomber des humains qui l'auront échappé. Et c'est diablement redondant. Beaucoup trop redondant, comme la plupart des mécaniques du jeu.

Au final, on ne fait que chercher des trucs. Le gameplay se base exclusivement sur l'exploration, mais l'ensemble manque de précision et d'intérêt pour réellement nous divertir.

Certes, à quelques moments il faut faire des conneries de chat, principalement en faisant tomber des choses pour les casser. Mais c'est insipide et n'a rien de la simulation de bordel que l'on aurait pu espérer. On est plutôt dans le joli cosy game bien cotonneux, et tant pis si on fait tout le temps la même chose.


Snack game


Graphiquement, le jeu n'a strictement aucune originalité. Il a tout du jeu mobile. Cette petite ville japonaise est jolie, mais avec un tel goût de déjà-vu... Idem pour les musiques, avec cette musique d'ascenseur nu peu jazzy qui pourri la plupart des cosy games.

Car ici, on est bien sur un cosy game : pas besoin de se prendre la tête, pas besoin de réfléchir. On joue, et oublie immédiatement. Le principe n'est pas condamnable, mais ça n'excuse pas le manque d'ambition flagrant de l'ensemble et l'ennuis qui se pointe bien trop rapidement une fois la manette en main.

Mais il est mignon quand même, ce petit chat.





Bof

Little Kitty Big City

Little Big City est certainement mignon et joli comme tout, mais le gameplay fedex est tellement insipide que les six heures de jeu demandées pour en voir le bout seront peut-être un peu longuettes.

La note : 2/6 (Bof)