Chroniqué par Nicolas Gilles
Allez, un petit point'n click classique, mais carrément efficace.De la table au pixel
L'Œil Noir - Les Chaînes de Satinav est développé par les allemands de chez Daedalic Entertainment, qui nous ont habitués à pas mal de point'n click comme Deponia.
On sait donc à quoi s'attendre, un jeu aux mécaniques tout ce qu'il y a de classique, bien pensé, et graphiquement léché au possible.

On lance le jeu et... c'est exactement ce que l'on a. Déjà graphiquement, c'est juste sublime. Et le côté très heroic frantasy est un vrai régal pour moi qui suis fan inconditionnel du genre.
Car L'Œil Noir, c'est une série de jeux de rôles sur table, imaginé par l'Allemand Ulrich Kiesow. Son accessibilité l'a placé comme un choix idéal pour commencer le JDR, ce qui le rend assez connu des amateurs du genre.
De mon côté, j'ai eu entre les mains le kit d'initiation en version française, mais je n'ai jamais été plus loin. Mais ce n'est pas le plus important : l'Œil Noir, ce sont des mécaniques plutôt qu'un scénario, les gens de chez Daedalic avaient donc les coudées franches pour poser un jeu vidéo à partir du matériel d'origine.

Classic fantasy
Vous incarnez Geron, un oiseleur (un mec qui piège les oiseaux si vous préférez). C'est la fête de la ville locale, Andergast, et afin de rencontrer le roi, notre jeune homme mène le challenge des quatre trèfles, qui consiste à récupérer quatre... trèfles. Oui.
Le souci, c'est qu'aux yeux de tout le monde dans la ville, vous êtes maudit. Forcément, ça n'aide pas à se faire des relations. Et forcément, les choses vont dégénérer, vous menant sur les routes d'Aventuria afin de trouver une solution à tout ce bordel, accompagné d'une fée qui peine un peu à comprendre comment fonctionne le monde des humains.
Tout est en place pour faire un point'n click avec tous les ingrédients du genre : un anti-héros typiquement looser (Guybrush Threepwood si tu nous écoutes), un sidekick adorable et décalé, un monde absolument superbe... L'ensemble peut faire penser à un King's Quest de la grande époque, mais avec un côté beaucoup plus sombre.

La difficulté est correcte pour le genre, bien que, comme d'habitude, certaines solutions et combinaisons d'objets sont bien difficiles à trouver. Côté durée de vie, il faut compter une bonne dizaine d'heures pour en voir le bout, ce qui est très bon pour le genre.
Les Chaînes de Satinav connaîtra une suite, The Dark Eye: Memoria qui nous permet de connaître la suite de l'histoire.











