Chroniqué par Nicolas Gilles
Une suite qui peaufine une recette déjà excellente.Où est Rusty ?
Jusque-là, les Scandinaves de chez Image & Form avaient proposé leur vision de grands classiques du gameplay : Steamworld Dig et Steam World Heist reconstruisaient à leur sauce le metroidvania et le tactical RPG.
Petite pause sur les expérimentations, avant de repartir sur le jeu de rôle avec Steamworld Quest.

Cette fois, on a la suite de l'excellent Dig. Le jeu sort en 2017 sur Switch, PC et PS Vita et l'année suivante sur 3DS et Xbox. On aura même du Stadia et Luna en 2020.
Le même, mais en mieux
Steamworld Dig nous avait balancé une fin qui nous avait un peu laissé sur le cul, dans le sens où le héros, ce bon vieux Rusty, n'était pas remonté de la mine après avoir sauvé le monde.
Dans l'univers western et steampunk proposé par la licence, avec cette fois son amie Dorothy qui part sur les traces de notre bon vieux robot. Et pour le retrouver ? Il va falloir creuser. L'humour et tout ce qui fait le sel des précédents épisodes restent bien présents.

On retrouve vite nos marques : on creuse, on surveille sa lampe qui est loin d'être éternelle, et on remonte pour vendre les minerais que l'on a cassés à coup de pioche. Avec l'argent récolté, on améliore notre pioche, notre vie, et on récupère du nouveau matos qui nous permet de creuser plus vite et plus efficacement.
Classique. Mais Steamworld Dig 2 change beaucoup de choses. Déjà, il ne suffit plus de descendre "bêtement" vers le fond, verticalement. On va devoir explorer également à la surface, et dans d'autres mines. L'univers à creuser est donc plus vaste, et plus varié, car il dispose de ses propres adversaires.
L'équipement est également plus large, avec notamment un jetpack bien pratique.

Enfin, la grande nouveauté, ce sont les plans, que vous pouvez activer avec des pièces récupérées en fouillant les mines. Ces derniers vous donnent des capacités spéciales bien appréciables. Forcément, on ne peut pas toutes les avoir, donc il faut faire des choix. C'est très permissif, car on peut récupérer les pièces utilisées.
Techniquement, c'est également bien plus joli. Le pixel art s'est affiné et propose beaucoup plus d'effets de lumière de très belle qualité. L'ambiance est toujours aussi bonne, notamment grâce à des musiques assez planantes, répétitives, et qui restent volontiers dans la tête.
La durée de vie est un peu plus longue. Il m'a fallut dix heures pour en voir le bout. C'est à nouveau bien dosé au niveau du rythme.









