Après le metroidvania, on casse les codes du TRPG !

À nouveau un carton plein


Steamworld Dig a marqué les joueurs. Ce metroidvania sortait des sentiers battus : fini les niveaux et les fameuses maps, il fallait tracer son chemin à grands coups de pioche !

Avec Steamworld Heist, le studio suédois Image & Soft balance sa vision d'un autre genre phare du jeu vidéo : le jeu de tir tactique. Encore une fois, il est ici question de prendre un genre bien connu, le tactical RPG, et d'en proposer une version différente, qui sort des sentiers battus.


Et une fois de plus, c'est une très grande réussite.

Le jeu sort sur l'eShop de la 3DS en 2015. L'année suivante, il est adapté sur PC, PS Vita, mobiles, PS4 et WiiU. En 2018, c'est la Nintendo Switch qui a droit à sa version, celle dont je vous parle ici. On aura même une version Stadia en 2020.

Vous incarnez Piper Faraday, une pirate de l'espace. Vous commencez l'aventure un peu mal en point. Votre but ? Vous refaire et vous venger. Vous allez ainsi rencontrer différentes castes : les robots à vapeur, les diesel, qui n'aiment pas les vapeurs, etc.


Le monde de Steamworld prend alors beaucoup plus d'ampleur que dans le précédent épisode, travaillant son lore d'une très belle façon.

La réalisation est également un bon cran au-dessus. On est toujours sur du neo-rétro, mais beaucoup plus fin, avec de nombreux effets de lumière.

Ancien genre, nouveau classique ?


Le tactical RPG a des règles presque encore plus strictes que celles du metroidvania. Mais une fois de plus, on va s'en éloigner, tout en gardant leur goût si particulier. C'est juste plus souple, plus moderne.


La première chose, c'est que c'est en vue de côté. Il n'est pas le premier, on a notamment eu The Banner Saga, mais il faut reconnaitre que ce n'est pas banal, d'autant qu'ici, TOUT est en vue de profil.

Ce qui change le plus, c'est que la grande majorité des tirs ricochent. Si vous avez une lunette, vous pouvez anticiper les ricochets. Pour les autres, il va falloir avoir l'œil, ce qui n'est pas évident du tout.

Le reste est assez classique, avec toutefois des règles assez souples pour que le joueur ne s'endorme pas ou se lasse. Vous disposez d'un déplacement et d'une action. Le déplacement est marqué en orange, indiquant explicitement où l'on peut se rendre. Si l'on s'arrête derrière un baril ou près d'un mur, on se met automatiquement à couvert. Il est également possible de sprinter : votre déplacement devient alors bleu, signe que vous pourrez aller plus loin, mais pas de terminer votre tour par une action.


Du côté de l'action, c'est le plus souvent très simple : tirer. Au gré de vos parties, vous allez récolter de l'équipement qui pourra vous donner des accessoires, comme par exemple pour récupérer de la santé.

Les objectifs de missions sont classiques : buter tout le monde, trouver la sortie, tenir un certain nombre de tours. Plus original, il faut régulièrement collecter tout le butin.

Car le butin, dans Steamworld Heist, c'est le truc qui rend le jeu addictif. En fin de mission, il vous rapporte de l'argent et des objets (plus ou moins rares).


En terminant des missions, on gagne également de l'expérience, qui débloque des aptitudes spéciales et améliore nos stats.

On peut par ailleurs recruter des personnages, car les missions se déroulent avec un à quatre persos. On peut donc les entrainer, mais cela me semble assez limité, j'ai tourné avec les quatre même sans me lasser.

Tout cela fait que l'on enchaîne les missions — assez courtes — en se disant, "allez, encore une petite". La méthode Steamworld quoi.

La durée de vie est à nouveau bien dosée. Je l'ai terminé en onze heures, mais il me semble que la plupart des gens mettent moins longtemps... j'aime prendre mon temps.

Quel rapport a Steamworld Heist avec Steamworld Dig


Leur point commun, c'est le monde mis en place par Image & Form, qui met en place des robots qui évoluent dans un monde que le studio peaufine de jeu en jeu.

Si dans Dig on était dans une sorte de Far Ouest Steampunk, ici, on part dans l'espace, où les robots semblent avoir naturellement plus leur place.

Aucun rapport entre les deux donc ? La découverte de la technologie que l'on découvre à la fin de Dig, et ce qui semblerait bien devenir le grand méchant du jeu, Vectron.
Excellent !

Steamworld Heist

Steamworld Heist est dans la ligne de Dig : prendre un concept vu et revu, le poncer, le changer, pour donner naissance à un truc bien foutu et carrément addictif.

La note : 5/6 (Excellent !)