Chroniqué par Nicolas Gilles
Une suite qui n'en est pas vraiment une. Mais un excellent jeu qui en est vraiment un.Pas vraiment la suite
Demons of Asteborg fait partie de ces jeux homebrew qui n'ont pas à rougir face aux productions professionnelles de l'époque... et même face aux jeux néo-rétro de ces dernières années. Pas de surprise donc si le titre s'est fait une place au soleil dans le cœur des joueurs.
Deux ans plus tard, les français de chez Neofid Studios remettent le couvert, toujours sur Megadrive, avec un jeu finalement très différent, Astebros.

Il sort en 2023 sur la 16 bits de Sega sur une énorme cartouche de 120 mégas (tout comme le précédent jeu), mais également sur PC et Nintendo Switch.
Classic fantasy
Le jeu vous met dans la peau de trois personnages : un mage, un archer et un guerrier. Les trois ont un gameplay radicalement différent. Par exemple, le guerrier vous demande de vous battre au corps à corps, ce qui rend le jeu beaucoup plus difficile qu'avec l'archer qui peut rester à distance et anticiper les choses. Tous bénéficient d'un double saut bien pratique.
La majorité du gameplay se base sur des esquives, la touche dédiée vous permettant un dash qui vous rend invincible durant une micro-seconde. Tout est donc dans le timing, et cela rend Astebros très dynamique et ultra fun à jouer.

La chasse aux orbes
Vous commencez au campement central. Les niveaux autour de vous se débloquent avec des orbes. Et pour gagner un orbe, vous devez vaincre le boss de fin d'un niveau.
Chaque niveau est généré aléatoirement, avec des salles dont le plan rappelle un metroidvania. Ce n'est pas grand, Astebrod n'a rien à voir avec un metroidvania, mais le côté exploration reste bien présent... d'autant que le titre met en avant le crafting et l'évolution, c'est même au centre de son gameplay puisque c'est un rogue-lite.
Au sein d'un niveau, on peut débloquer des armes plus puissantes, des pouvoirs (comme attirer les pièces automatiquement ou se soigner plus facilement). On peut également libérer des personnages qui vont retourner au camp et vous vendre des trucs sympathiques. Il y a même des salles qui vous permettent de sacrifier vos précieux cœurs en échange d'aptitudes ultimes, comme un troisième saut.

Chaque niveau comporte deux orbes, correspondant à deux boss différents. Du coup, refaire les niveaux est un vrai plaisir, même pour moi qui peine beaucoup avec les niveaux générés aléatoirement. Ici, ça fonctionne carrément bien !
Car vous allez devoir augmenter vos capacités, pouvoirs et vie pour pouvoir continuer l'aventure, car la difficulté est très élevée.
Un rogue à vous péter les dents
La difficulté de Demons of Asteborg m'avait pas mal freiné. Asteborg reste très difficile, mais son challenge est assez différent. Il n'en reste pas moins que sans les save states, j'aurai fini sans dents, sans rotules, et avec la plupart de mes petits os de geek réduit à un tas d'osselets pour développeur sadique.

Déjà, on a le fait que le jeu est un rogue, ce qui fait qu'il est pensé pour nous faire mourir. Donc on meurt. On revient au campement central, on y perd quelques objets, mais on garde pas mal de nos upgrades... mais ça fait tout de même bien mal à l'anus, car on perd notamment notre arme principale.
Un rogue quoi.
Il faut bien compte cinq ou six heures pour être armé assez fortement pour pouvoir vous frotter au boss final dont la difficulté est, sans surprise, abusée.







