Rare, cher, pas forcément connu, mais forcément un peu culte.

Un épisode peu connu


Castlevania Rondo of Blood est connu au Japon sous le nom de Akumajo Dracula X: Chi no Rondo. En Europe, il est très peu connu, car il n'est tout simplement pas sorti sous nos latitudes... pas plus qu'aux États-Unis. Du coup, forcément, il est assez rare, ce qui lui donne une aura particulière auprès des joueurs : méconnu, rare (et donc cher), il y a tout ce qu'il faut pour lui octroyer le statut de jeu culte.

Oui, Rondo of Blood est excellent, mais il est tellement difficile qu'à mes yeux, cela lui retire une belle part de son statut de jeu culte.


Un jeu uniquement disponible en japonais, mais cela ne gêne pas pour jouer : c'est du pur Castlevania. Il y a bien quelques scènes animées et doublées - on est sur PC Engine CD - mais finalement, qui s'est jamais soucié du scénario dans un Castlevania ?

L'histoire se déroule en Transylvanie, une fois de plus. Cette fois, nous sommes en 1792. Un groupe de débiles s'est encore mis en tête de ressusciter Dracula. Richter Belmont, l'héritier de la famille, sort donc son fouet pour aller botter le cul à tout ce petit monde.

Le jeu sera porté sur Super Nintendo sous le nom de Castlevania: Vampire Kiss, mais beaucoup de changements auront été opérés, si bien que les deux jeux sont finalement considérés comme différents.


Retour en arrière


Autant Castlevania IV pouvait servir de démo technique tant il faisait de l'esbroufe au niveau de ses lignes de code et ses effets graphiques, autant Rondo of Blood est plus sobre, mais mise tout sur sa direction artistique, beaucoup plus fine et réussie que sur Super Nintendo. En tout cas à mes yeux.

En revanche, au niveau du gameplay, c'est un retour en arrière par rapport à Castlevania IV. C'est beaucoup plus rigide. On peut s'orienter en l'air lorsque l'on saute, mais notre fouet reste désespérément horizontal. On ne peut l'orienter que vers la gauche ou vers la droite, mais pas en haut ou en diagonale. Même chose pour les armes secondaires, qui doivent à nouveau être utilisées en faisant haut + attaque, car la manette standard de la PC Engine ne dispose que de deux boutons.

La progression est à l'image de celle du précédent épisode : c'est très linéaire. L'originalité, c'est que l'on peut débloquer le personnage de Maria au deuxième niveau. Cette dernière rend le jeu plus facile puisque l'on dispose d'un double saut et d'attaques secondaires plus puissantes. Quel dommage que l'on ne puisse pas la choisir directement au début du jeu !


C'est donc plus joli, mais également beaucoup plus rétrograde. Et c'est le cas de la difficulté qui va vous en faire voir de toutes les couleurs.

Une difficulté abominable


Castlevania Rondo of Blood est très classique dans son gameplay. En cela, il se rapproche beaucoup plus du premier épisode que de Castlevania IV.

Il use et abuse des adversaires qui volent : corbeaux, têtes de gorgones et autres saloperies qui vont venir vous pourrir la vie. Car votre personnage est gros, et plutôt lent, si bien qu'éviter les adversaires qui arrivent sans cesse sera éreintant, et souvent frustrant : mais bordel, ils ne peuvent jamais vous foutre la paix ?


Même chose contre les boss, qui vous font régulièrement tomber pas mal de choses dessus.

C'est un choix, mais de mon côté, je ne suis absolument pas fan de ces mécaniques de gameplay. En revanche, pour ceux qui aiment jouer en apnée et relever de sacrés défis, cela sera certainement un point positif.

Il est possible de sauvegarder entre chacun des huit à neuf niveaux (suivant que l'on débloque certains niveaux ou non en fonction de notre progression), cela ne sera pas du luxe.

















Excellent !

Castlevania Rondo of Blood

Beaucoup plus rigide que Castelvania IV mais doté d'une direction artistique bien plus léchée, Rondo of Blood souffre d'une difficulté dantesque qui va vous péter les dents, les genoux, et chacune de vos articulations de petit geek qui ne fait pas assez de sport.

La note : 5/6 (Excellent !)