Chroniqué par Nicolas Gilles
Une héroïne qui défouraille tout en 1991, ce n'est pas hyper courant.Du MSX à l'écosystème Sega
Psychic World est d'abord sorti sur MSX2 en 1988 sous le nom de Psycho World. Il sort en 1991 sur Master System et Game Gear sous le nom de Psychic World.
Ce ne sont pas des adaptations, mais le même monde et la même héroïne, car les trois jeux ont des level designs différents. Ce sont tous des jeux d'action de type run'n gun, mais à chaque fois, le menu est différent.

Un scénario plutôt intéressant
L'histoire de Psychic World développe un lore assez intéressant. Trois personnes travaillent dans un laboratoire : deux sœurs jumelles, Lucie et Cécile, sous la direction du docteur Knavik.
Un jour, une explosion a lieu dans le labo. Lucie, qui n'est pas encore sur place, découvre que le docteur est sauf, mais que sa sœur a disparu.
Knavik lui avoue qu'ils étaient en train de faire des expériences sur des monstres, et que ces derniers ont embarqué la frangine. La bonne nouvelle, c'est que Lucie peut utiliser le fruit des recherches, l'ESP, une arme qui va bien nous servir dans la suite de l'aventure.

C'est très japonais, et ça a le mérite d'être original !
Une difficulté relevée
Votre ESP vous permet de tirer. Jusque-là, c'est classique. Ce qui l'est moins, c'est qu'au gré de votre progression, vous débloquez d'autres armes... ou plutôt des options.
Car à tout moment, vous pouvez changer d'option et vous permettre par exemple de reprendre de la vie. De plus, certaines armes vous donnent certaines aptitudes, comme le feu qui peut faire fondre certains blocs.

Enfin, reprendre un même item permet de l'améliorer et, notamment, le rendre plus puissant.
Chaque niveau est entrecoupé de mid-boss et de boss. C'est classique, mais ça fonctionne très bien, les boss ont régulièrement un côté shoot'em up, où il faut éviter leurs tirs tout en les canardant à tout-va.
Il faut environ une demi-heure pour terminer les quelques niveaux proposés par Psychic World. Mais purée, ça ne sera pas de la tarte, le jeu étant particulièrement ardu... mais on y prend goût, car cette maniabilité assez particulière fonctionne particulièrement bien !










