Un survival horror en vue de profil avec des gros pixels.

Train fantôme


Re:Turn - One Way Trip commence comme tout jeu ou film du genre : avec des jeunes qui campent dans une forêt et se racontent des histoires d'horreur. Ils sont cinq, deux couples, Saki (notre héroïne) et Sen ainsi que Kanae et Kazuki. On a enfin Yuuta, le cinquième de la bande, celui qui met généralement l'ambiance.

Le feu s'éteint subitement, et tous décident d'aller chercher du bois pour le raviver. Sur le chemin, Saki trouve un haïku (un poème japonais en trois strophes). Il y est question d'amour. Elle pense qu'il vient de Sen. Mais cela va entraîner une dispute autour d'un soi-disant triangle amoureux. Les ados quoi.


Ils vont se coucher dans leurs tentes, et lorsque Saki se réveille, elle est seule dans l'obscurité. Elle découvrira bien vite un train en ruine... qui la ramènera dans ce qui semble bien être le passé.

Mais c'est quoi ce bordel ?

Point'n click glauque


Re:Turn One Way Trip est le premier du jeu du studio britannique basé à Londres Red Ego. Les développeurs sont peut être anglais, mais le rendu lorgne énormément vers le Japon, en témoignent les noms des protagonistes ainsi que la plupart des éléments du jeu.


On parle de survival horror, mais c'est l'ambiance qui est avant tout horrifique. Le gameplay, lui, lorgne plutôt vers le point'n click. Il n'y a pas de combat, quelques puzzles à résoudre, mais surtout les pièces d'un puzzle scénaristique à remettre en place afin de comprendre le fin mot de l'histoire.

Le jeu sera d'ailleurs doté d'une suite directe deux ans plus tard, Re:Turn 2 Runaway. Mais ce premier épisode permet déjà de comprendre la plupart des choses à la fin du jeu.

Il m'a fallu environ sept heures de jeu pour arriver au terme de Re:Turn. C'est un peu trop long, le jeu ayant de gros problèmes de rythme. De même, il ne nous prend absolument pas par la main, si bien qu'il ne vaut mieux pas laisser le jeu de côté durant quelques jours sous peine de ne plus savoir quoi faire.


Car on est loin d'évoluer en ligne droite : les décors sont très peu nombreux et on passe notre temps à les visiter et les revisiter sans cesse, à la recherche de nouvelles choses à voir, qui se débloquent de façon totalement scriptée en fonction de vos précédentes actions.

Du coup, on cliquant partout et en essayant tout ce que l'on a dans son inventaire, on est rarement bloqué... il faut juste le temps de remonter l'ensemble des wagons du train. C'est donc parfois lourdingue tant c'est longuet, voir artificiel.

Mais tout de même, la mayonnaise prend plutôt bien. J'ai eu envie de connaitre la suite, même si l'ensemble reste très classique et que les ficelles restent bien éculées.





Sympathique

Re:Turn - One Way Trip

Re:Turn - One Way Trip propose un petit jeu en pixels qui nous plonge dans une ambiance craspec mâtinée de japonaiseries. Longuet, mais plaisant.

La note : 3/6 (Sympathique)