Chroniqué par Nicolas Gilles
Sonic, mais surtout Shadow, dans un épisode à toute vitesse.Shadow, pourquoi Shadow ?
Depuis les années 2000 - en fait depuis la Megadrive en ce qui me concerne - Sonic, du haut de son égo boursouflé, ne fait que se planter, ou presque. Entre des remakes totalement foirés (Sonic the Hedgehog sur PS3) et les spin-off pourris (Shadow the Edge Hog sur GameCube), il n'y a pas grand-chose à récupérer.
Heureusement, il y a parfois quelques lueurs d'espoir, avec un Sonic Generations qui sait réconcilier les amateurs des versions 2D et 3D du hérisson.

Avec Sonic X Shadow Generations, on a deux jeux en un. Déjà, un remake de Sonic Generations, initialement sorti en 2011, qui permet de profiter de cet excellent opus avec une réalisation un poil remise au goût du jour.
Surtout, c'est un tout nouvel épisode qui met Shadow à l'honneur, et sur lequel je vais m'attarder ici. Mais pourquoi Shadow ? Tout simplement parce qu'il est le héros de Sonic 2, le film, et qu'il rempile dans Sonic 3, qui sort à peu près en même temps que le jeu qui nous intéresse ici.
Un très bon Sonic 3D
Contrairement à Sonic Generations, dans Shadow Generations, on est tout le temps en 3D, mais la recette n'a rien à voir avec le mauvais Sonic Frontiers.

Le jeu reprend le background du hérisson noir, dont on se fout un peu, mais qui a le mérite d'être plutôt bien expliqué. Ce dernier se retrouve dans un monde tout blanc, où le temps s'est arrêté. Il va devoir trouver le fin mot de l'histoire. Et pour ce faire, il doit s'embarquer dans des niveaux avec un dénominateur commun : la vitesse.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est ultra speed. On retrouve la maniabilité habituelle, avec le saut, et la possibilité de viser des objets ou des adversaires pour se projeter dessus. C'est super bien fait, et la réalisation fait plaisir à la rétine.
Concernant la direction artistique, je suis bien plus dubitatif, c'est très robotique, je préfère les prairies de Green Hills. Au moins, tout cela est très lisible.

Et ça va vite, très vite. Tellement vite qu'en mode portable, ce n'est pas très confortable. L'écran est de bonne qualité, mais c'est un peu trop rapide pour lui. Sur un écran de télévision, en mode docké, c'est beaucoup plus confortable. Les niveaux se traversent souvent en apnée, et certains passages doivent être bien mémorisés pour pouvoir les passer.
Au gré de l'aventure, Shadow va récupérer de nouvelles aptitudes lui permettant d'atteindre de nouvelles parties du monde traversé, qui fait office de hub central beaucoup plus libre que dans les épisodes classiques de Sonic.
À cela s'ajoute le Chaos Control, une capacité qui permet de figer le temps. De quoi sauter sur des plateformes mouvantes ou encore faciliter le flinguage de certains adversaires.

La difficulté monte assez vite : il faut des réflexes d'acier. D'autant que des missions sous forme de challenge pullulent sur la carte, et sont obligatoires. De quoi ravir les fans de Sonic. S'il en reste.









