Chroniqué par Nicolas Gilles
Sydney Hunter, le héros de Collectorvision, arrive sur Master System.Tout plein de versions
Sydney Hunter and the Sacred Tribe est tout d'abord sorti sur Intellivision en 2016. L'année suivante, il est adapté sur Colecovision. Il sera porté sur pas mal d'autres supports, comme le Commodore 64, pour finalement arriver en 2019 sur Master System.
Un saut de génération de consoles qui va parfaitement à la 8 bits de Sega.

Dès l'écran titre, une marque saute aux yeux : "Acclaim". What ? C'est simplement que Colectorvision est propriétaire de la marque depuis 2016. Il faut reconnaître que ça fait classe et bien rétro sur un écran titre, non ?
Et Sydney Hunter, c'est qui ou quoi au juste ? C'est une série qui compte déjà plusieurs épisodes, sortis sur consoles rétro. Le premier épisode, Sydney Hunter and the Shrines of Peril, était sorti sur Intellivision en 2016.
On y retrouve tout ce qui a fait nos beaux souvenirs des parties passées devant un écran dans les années 80 : un héros qui fait penser à une sorte d'Indiana Jones, du Pitfall ou encore du Rick Dangerous.

Des grottes à explorer
Le premier épisode se basait plutôt sur les Schtroumpfs sur Colecovision, c'est-à-dire des jeux un peu trop old school à mon goût.
Avec Sydney Hunter and the Sacred Tribe, on passe un gap en proposant un jeu beaucoup plus profond et bien plus long dans son déroulement.
Encore une fois, la durée de vie est très variable, car la difficulté ne pardonne rien. Mais avec de l'habitude, le jeu se termine en environ deux heures, je pense.

Alors qu'il explore le Yucatán, Sydney Hunter se fait capturer par la Tribu Sacrée. Ils ne sont pas super méchants, ils veulent juste que vous récupériez pour eux un certain nombre de diamants. Sympas les mecs.
Du coup, tout le jeu se base sur cette exploration vous imposant de récupérer tous les diamants possibles. Un homme de la tribu vous bloque régulièrement le passage vers la suite du jeu tant que vous n'avez pas collecté assez d'items : 60, 120 et finalement 150 pour terminer le jeu.
Old school
Tout dans Sydney Hunter and the Sacred Tribe est old school. On ne peut que se déplacer vers la droite ou la gauche et sauter. Et quand on saute, le timing et la distance sont irrémédiablement les mêmes. Pas possible d'ajuster. On est donc dans un jeu dans la plus pure tradition des années 80, et ça marche !

Le principe d'exploration fonctionne très bien. Il n'y a pas de carte du niveau, mais on apprend à le connaitre, pour essayer de trouver tous les items qui nous permettront de passer à la suite de l'aventure. On fait donc pas mal d'aller-retours, mais ce n'est jamais frustrant, car le jeu n'est pas immense.
Reste la difficulté absolument énorme : la moindre erreur ne pardonne pas. En cela, on pense à ce putain de Rick Dangerous qui a fait péter des câbles à un sacré paquet de joueurs.
Ici, c'est plus soft, et, de la même manière, chaque erreur est la faute du joueur, jamais du jeu.

A noter qu'en émulation ou sur la version Evercade (le jeu est disponible dans la compilation Sydney Hunter), les save states rendent le jeu incroyablement plus accessible. Mais je ne pense pas non plus que cela tue le plaisir de jeu. De mon point de vue, c'est même plutôt le contraire, même si on joue moins longtemps au final.






