Chroniqué par Nicolas Gilles
Un metroidvania avec Mickey. Et forcément, ça démarre sous forme d'exclusivité Switch.Sorti de nulle part
Dlala Studios s'est fait connaître avec le sympathique remake de Battletoads, un beat'em all que l'on n'attendait pas mais qui s'est révélé très agréable à parcourir. Avec Illusion Island, le studio britannique joue la carte d'un autre grand classique du jeu vidéo, le metroidvania.
Une fois de plus, c'est un projet un peu sorti de nulle part. Il est annoncé en septembre 2022 lors de la convention des fans de Disney, la D23, à Anaheim en Californie. Il sort sous forme d'exclusivité Nintendo Switch en juillet de l'année suivante.

Disney Illusion Island sort en 2023 sur Switch, pour arriver sur PC, Xbox et PS5 deux ans plus tard, en 2025.
Un metroidvania avec Mickey et ses amis
Graphiquement, Ilusion Island fait fort : la direction artistique rappelle les vieux classiques de Disney. C'est un plaisir pour la rétine, d'autant plus que le jeu joue et rejoue des zooms, qui permettent de mettre en avant les détails sans flinguer la visibilité.
Vous incarnez Mickey, Minnie, Donald et Dingo. Tous ont reçu une invitation pour se rendre sur l'île de Monoth, pour un soi-disant pique-nique, qui se transformera en enquête pour retrouver le voleur de trois précieux grimoires.

Le scénario, même s'il n'est qu'un prétexte pour enfiler des niveaux labyrinthiques, a le mérite de proposer une très belle écriture, avec beaucoup d'humour et de références.
Àquatre ?!?
Mickey, Minnie, Donald et Dingo, ça fait quatre. Il est possible de jouer à quatre. Et là, le jeu joue la même carte qu'un Super Mario Wonder ou Rayman Legends, celle du multijoueur et de l'accessibilité. À quatre, c'est un peu le bordel à l'écran, mais cela rend également le jeu plus simple... et plus fun.
Bien qu'en termes de difficulté, les développeurs ont mis la barre très basse... et c'est assez rare pour être souligné, le genre du metroidvania étant trop souvent injustement difficile.

Metroidvania classique
Pour le reste, c'est assez classique : on évolue sur une carte bien alambiquée qui se trace au gré de nos pérégrinations. On va d'un objectif à l'autre. On débloque de nouvelles aptitudes qui nous permettent de progresser plus profondément dans le monde de Monoth. Lesdites aptitudes sont très classiques et ne viennent pas révolutionner ce genre très conservateur et codifié.
Pour prolonger l'expérience d'exploration, le jeu propose de découvrir de nombreux trésors. Le souci, c'est que ces trésors ne servent pas à grand-chose d'autre qu'à remplir une liste sur l'écran de pause. Seules les orbes permettent de débloquer de nouveaux cœurs qui viennent consolider notre barre de vie.
Il m'a fallut huit à dix heures pour en voir le bout. C'est un poil longuet, car le jeu peine à se renouveler sur sa dernière ligne droite.











