Un épisode qui revient de loin, mais au résultat en demi-teinte.

Putain, dix ans !


On avait presque oublié la série Dragon Age. Enfin, jamais totalement, mais on pouvait sérieusement commencer à douter qu'elle puisse encore perdurer avec un nouvel épisode.

Pourtant, durant tout ce temps, le jeu était dans ce que l'on appelle l'enfer du développement. C'est-à-dire qu'il en prenait plein la gueule, que les retards et les merdes s'accumulaient, et que sortir un jeu en un seul morceau n'était pas une mince affaire. Comme on va le voir, le résultat en a pris un coup dans les plumes.


Dragon Age The Veilguard fait donc suite à Dragon Age Inquisition, sorti en 2014. Et il se passe un sacré paquet de bordel en dix ans.

Souvenirs lointains


J'avais beaucoup aimé Dragon Age Origins, un RPG qui faisait honneur au genre "jeu de rôles à l'occidentale". Comme tout le monde, j'avais été un peu déçu par le tournant très action pris par le deuxième épisode, et j'avais été ravi par Inquisition, le troisième opus de la série.

Mais je dois avouer que tout cela, c'est carrément loin pour moi. Entre temps, j'avais lu quelques comics sur la série, édités par Dark Horse, et j'avais été un peu largué par la cargaison de personnages qui s'enfilaient au gré des pages.


Au moins, cela m'a remis en tête un personnage clé de la série, que l'on retrouve dans ce quatrième épisode : Varric Tethras, et même sa pote Hardings ou encore la charismatique Neve Galus. Le premier nous sert de narrateur, un rôle qu'il a pris depuis le deuxième épisode de la série.

Toutefois, il n'est pas nécessaire d'avoir joué aux précédents épisodes pour apprécier The Veilguard. Et ce n'est pas du luxe, car même quand on a touché aux précédents épisodes, on est bien rouillé niveau scénaristique et monde mis en place.

Du coup, on redécouvre les choses, et le jeu nous accompagne comme il se doit dans ce lore luxuriant. Et de toute façon le temps a passé, les personnages ont vieilli. On retrouve un Solas, un gentil / méchant toujours aussi ambivalent.


Des choix, plein de choix


Une fois de plus, Dragon Age The Veilguard va vous abreuver de discussions et de dialogues afin de tracer votre route dans cette course à la destruction de deux dieux qui menacent de détruire le monde. Oui, c'est de l'heroic fantasy, et là-dessus, on ne joue pas la carte de l'originalité.

Régulièrement, vous aurez des choix à faire, qui vont bien entendu orienter le scénario, mais ce n'est pas la seule chose importante dans votre progression. C'est un jeu Bioware, les mecs de Baldur's Gate et Mass Effect tout de même !

Vous devrez également travailler les relations avec les membres de votre équipe. Et là, si le scénario est assez classique, la caractérisation des personnages est une vraie réussite. On s'attache à eux, et même si on a quelques passages obligés pour faire un titre ancré dans son époque (comme la grosse bourrine qui se questionne sur son genre et devient non-binaire), le tout est assez bien écrit (avec au passage un doublage français de qualité) pour donner envie de creuser tout cela.


C'est même crucial pour la fin du jeu, car votre équipe devra être soudée du mieux possible !

Et ce n'est pas tout, il faudra par ailleurs vous faire bien voir des différentes factions. Pour cela, lors de la création de votre personnage, vous pourrez choisir différents backgrounds qui vous donneront des avantages / inconvénients lors de vos échanges avec les différents peuples.

De la baston


Dragon Age the Veilguard continue sur la lancée de la série à proposer des combats plus portés sur l'action que sur la réflexion. C'est un beat'em all en fait, tout comme le sont les derniers épisodes de Final Fantasy. Et ce n'est pas forcément un problème en ce qui me concerne, le tout tournant parfaitement bien.


On a tout ce qui fait un RPG du genre : des armes, des enchantements, un arbre de compétences. C'est du classique de chez classique, rien de bien nouveau dans tout cela.

Un résultat assez moyen


Un scénario qui se tient, des personnages plutôt bien écrits, un système de combat classique mais solide, une réalisation jolie comme tout. Dragon Age the Veilguard a tout pour plaire. Non ?

C'est plus compliqué que cela : c'est trop classique, trop lisse, trop sur rail. On active une mission, on suit le point d'objectif, on casse la gueule de tout ce qu'on croise au passage. On gagne de l'expérience, et on enchaîne sur l'autre mission. Le tout entrecoupé de quelques parlottes. En tant que joueur, on passe rapidement en mode pilote automatique, pour un jeu qui s'oublie malheureusement trop vite, sans le côté ultra-addictif des précédents épisodes.


Bon après, j'ai tout de même passé soixante-quinze heures pour le terminer, donc c'est bien qu'il m'a plu. Toutefois, j'ai senti à tout moment qu'il ne fallait pas que je mette le jeu de côté ou que je n'espace par trop mes cessions de jeu, sous peine de ne jamais le relancer.









Sympathique

Dragon Age The Veilguard

Dragon Age the Veilguard est plutôt moyen. Il est loin d'être mauvais, mais il n'arrive jamais à nous happer comme ont pu le faire les épisodes précédents.

La note : 3/6 (Sympathique)