Chroniqué par Nicolas Gilles
Une aventure exclusive, mais surtout une adaptation de l'un des plus grands jeux de tous les temps !Deux jeux sur une seule cartouche
The Legend of Zelda: A Link to the Past - Four Swords, comme son nom l'indique, propose deux jeux.
Tout d'abord A Link to the Past, c'est-à-dire Zelda III, sorti initialement une bonne dizaine d'années plus tôt, sur Super Nintendo.

Ensuite, on trouve Four Swords, une aventure exclusive à la Game Boy Advance.
Une cartouche particulièrement chargée pour le coup !
L'ensemble est développé / adapté par Flagship, un studio de développement créé par Nintendo, Sega et Capcom. Oui, étonnant. C'étaient déjà eux qui étaient aux commandes des deux épisodes exclusifs de Zelda sur Game Boy Color : Oracle of Ages et Oracles of Seasons. Un peu plus tard, ce sont également eux qui sont aux commandes de Minish Cap, le Zelda exclusif à la GBA.

Bref, un développement qui a fait sacrément du bien au monde des consoles portables !
A Link to the Past : la légende dans une toute petite cartouche
Zelda III est une légende, pas la peine de revenir là-dessus. Enfin si, on a toujours envie de revenir dessus, si bien que quand j'ai essayé la cartouche, je me suis à nouveau refait le jeu en entier. Et force est de constater qu'en 2024, il n'a pas pris une ride !
À l'époque de la sortie de la cartouche GBA, le jeu est super bien accueilli. En 2002, la Super Nintendo n'est plus qu'un souvenir et le retrogaming n'est clairement pas encore à l'ordre du jour. Pourtant, les bons jeux restant de bons jeux, tout le monde se réjouit de voir arriver Zelda III sur la dernière portable de Nintendo en date.

Plusieurs ajustements ont été effectués par rapport à la version d'origine, histoire de coller à l'ergonomie de la console : déjà, on a une vue qui s'adapte à la taille de l'écran de la GBA, qui n'a pas les mêmes proportions que celui d'un écran de télévision. Cela ne pose aucun problème.
Pour la maniabilité, c'est un poil plus galère puisque la GBA n'a que quatre boutons là où la manette de la Super Nintendo en a six. Du coup, on retrouve le principe de Zelda Link's Awakening, à savoir un inventaire qui s'affiche avec la touche select et un seul bouton pour lequel attribuer l'objet de l'inventaire.
C'est forcément un poil plus galère, mais on s'y fait très vite.

L'autre point d'étonnement, pour moi qui venais de me refaire Link's Awakening, c'est le niveau de difficulté qui n'est absolument pas le même : c'est beaucoup plus corsé ! Je trouve ça même un peu dommage. Il est alors très important d'aller débloquer les bonnes upgrades d'arme et autres protections qui ne se trouvent pas forcément dans les temples, loin de là.
Le côté exploration est ici particulièrement poussé et le jeu est d'une richesse énorme. On se souvient de la publicité de l'époque avec le squelette assis sur sa chaise devant sa télé avec le texte "Combien de temps vous faudra-t-il pour terminer Zelda III". Eh bien environ 25 heures en ce qui me concerne !
Bref, une légende.

Four Swords : Zelda version multijoueurs
Sur la cartouche, on trouve également Four Swords, une version multijoueurs de Zelda. C'est d'ailleurs la première fois que la licence propose à plusieurs personnes de jouer en même temps.
On doit y jouer avec un câble link, et donc avec autant de consoles et de cartouches que de joueurs. Là, ça peut commencer à piquer un peu. C'est compliqué à mettre en place.
On peut y jouer de deux à quatre joueurs. Impossible d'y jouer seul.

Le but est de collecter un maximum de rubis. À chaque fois qu'un Link meurt, on perd quelques rubis. Pour passer d'un niveau à l'autre, il faut avoir assez de rubis. Sinon, c'est game over !
Il faut donc à la fois s'entraider pour pouvoir progresser, mais aussi se tirer la bourre pour savoir qui aura le plus de rubis à la fin du niveau. Un équilibre pas forcément évident à tenir et qui va surtout mettre une bonne ambiance !
C'est très fun, mais ne cherchez pas un Zelda, c'est un truc hybride sympathique, mais rien à voir avec un jeu d'aventure.







